XXVIH NOTICE SUR M. BLUNTSCHLI
tion, son zèle infatigable, ni l'absence complète de pédanterie, la simplicité, la bonhomie enjouée avec laquelle il accueillait les objections *.
11 fut, en 1874, l'un des délégués de l'empire allemand à la conférence internationale pour la réglementation des lois et usages de la guerre. Tout récemment encore, il a pris la défense de la déclaration de Bruxelles contre un militaire qui en avait parlé sans connaissance de cause2.
C'est à lui qu'appartient l'idée selon laquelle l'Institut de droit international s'est organisé3. Il était à Gand en septembre 1873, et y fut nommé vice-président de l'Institut, qui a absorbé dès lors une part considérable de son temps ; il a été président de 1875 à 1877, vice-président pour la troisième fois de 1877 à 1878, pour la quatrième de 1880 jusqu'à sa mort. Il était vraiment l'âme de nos réunions. A Genève, à La Haye, à Zurich, à Bruxelles, à Oxford, il a eu une part dirigeante dans presque toutes les délibérations. Je rappelle en particulier celles de Genève et de La Haye sur les règles de Washington, où il était rapporteur, celles de La Haye sur la déclaration de Bruxelles, de La Haye et de Zurich sur le traitement de la propriété privée dans la guerre
« Revue, t. XIII, p. 156. (Article de M. d'Orelli.)
» Revue, t. XIII, p. 658, notice sur la Petite Guerre de M. de Boguelawski.
8 II écrivait à M. Rolin-Jacquemins, en novembre 1872 : « L'idée d'une conférence de juristes du droit international m'a souvent préoccupé, et je suis fort désireux de voir formulées les propositions que vous me promettez. En attendant je me permets de vous communiquer la forme que l'idée a provisoirement prise en moi. Le point capital me paraît être de créer une institution permanente, durable, qui insensiblement puisse et doive devenir une autorité pour le monde. » — Sur la fondation de l'Institut et la part qui ont prise M. Rolin-Jacquemyns, premier et principal fondateur, MM. Bluntschli. Lieber, Heffter, Mancini, Moynier, de Holtzendorff, consultez Y Annuaire de l'Institut, t. I, p. 11-28, et la Revue, t. V, p. 463-491, 661-702.