‹ Le droit international codifiéChapitre 30 sur 330 · LIVRE I. — PRINCIPES FONDAMENTAUX · texte numérisé non relu

LIVRE I. — PRINCIPES FONDAMENTAUX

da droit dans les limites de son autorité sur les hommes et de son influence sur les actes et la ligne de conduite des états.

l.Grotius, 1, x, xiv : « Probatur (jus gentium) pari modo quo jus non scriptum civile, usu perpetuo et testimonio peritorum. » Rent (Comm. of the Ara. Law, I, p. 19) : « In cases where the principal jurists agrée, the presuraption wille be very great in favour of the solidity of their maxims. » La science du droit ne possède qu'une autorité morale, mais l'absence de législation internationale augmente la valeur des sources secondaires de notre droit. La science comble de nombreuses lacunes en développant et en proclamant, avec l'aide et l'autorité de la raison, les principes destinés & régler les rapports internationaux. Grotius, dans un ouvrage qui est devenu la base de la nouvelle science du droit international, en a appelé surtout aux témoignages des sages de toutes les époques, et, à son tour, il est devenu une autorité pour ses successeurs. Lorsqu'aujourd'hui Wheaton et Phillimore, Calvo et Dudley-Field, Heffter et Rolin-Jacquemyns sont d'accord sur un principe, on sera volontiers enclin à le considérer comme admis par le droit international moderne, lors même qu'aucun traité ne l'aurait proclamé et qu'il ne serait pas universellement mis en pratique. — Néanmoins, la critique est plus libre à l'égard des opinions des écrivains qu'à l'égard des régies reconnues par les traités.

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