LIVRE XV. — DEVOIRS MUTUELS DES ÉTATS
autre calamité publique, incendies, inondations, tremblements de terre, etc., l'humanité fait aux autres peuples un devoir de lui venir en aide, sans s'arrêter devant les différences de nationalité, de religion ou de culte; en présence d’un grand désastre, de souffrances imméritées et imprévues, causées par les bouleversements de la nature, tous les peuples sont frères : la raison se. tait; le cœur seul doit parler. Nous n'avons pas à citer d'exemples de l'application de ce principe d'assistance spontanée si éminemment chrétien, car de nos jours, grâce à Dieu, la charité et la solidarité que la religion enseigne aux hommes président de plus en plus aux liens des nations et répandent leurs bienfaits sur le monde entier”.
* Vattel, Le droit, liv. II, eh. v; Felice, Droit de la nat., t. II, lect. 16; Burlamaqui, t. IV, pte. 3, ch. 1v ; Riquelme, lib. I, tit. 1, cap. 1v.