‹ Le droit maritime international considérée dans ses origines et dans ses rapports avec les progrès de la civilisationChapitre 12 sur 205 · AVANT-PROPOS. XV · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS. XV

demandions si ce ne serait pas déjà un suffisant honneur pour l'époque où nous sommes d'avoir, sous les auspices de la France, fait admettre les droits principaux de la neutralité au nombre de ces règles fondamentales du di'oit.des gens qui pourront bien encore être violées ou méconnues parmi la confusion des guerres et le choc des armes, mais dont l'autorité morale ne périra pas, car elle semblera désormais faire corps avec la civilisation elle-même. Les quatre articles contenus dans la déclaration du 16 avril 1856, nous paraissaient former à cet égard le complément glorieux de ces progrès du droit des gens maritime dont nous avions à raconter Thistoire, car ils sont l'expression vivante et vraie de ce qu'on désigne le plus communément, depuis un siècle, par les mots de liberté des mers.

Nous avons besoin d'expliquer ici comment, après de mûres réflexions, nous avons été conduit à formuler, sur la grande question de la liberté du commerce en temps de guerre, une opinion plus arrêtée.

Pendant que, renfermé dans le silence de l'étude, nous faisions effort pour nous tenir à l'écart du bruit des événements contemporains, ne prêtant l'oreille qu'à la voix de la conscience et de la raison, un certain courant d'idées et de faits, pénétrant le milieu dans lequel nous cherchions à nous recueillir, nous a fait voir le débat engagé de manière à présager une solution plus prochaine qu'on n'aurait pu le croire il y a six années.

Les termes de la question se sont éclaircis.

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