‹ Le droit maritime international considérée dans ses origines et dans ses rapports avec les progrès de la civilisationChapitre 14 sur 205 · AVANT-PROPOS. XVII · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS. XVII

forme plus solennelle, dans des séances publiques d académie * ; elle n'a pas été seulement l'objet d'adresses émanées de Chambres de commerce' ou de discours prononcés par des hommes d'État en dehors du Parlement '; elle s'est élevée, cette année même, à l'importance d'une motion politique faite à la Chambre des communes d'Angleterre, et qui n'a été retirée qu'après deux jours de discussion approfondie*.

Une fois soulevées avec cet éclat, de telles questions entrent naturellement dans le domaine de la science. Leur examen contradictoire doit y marquer déjà un commencement nouveau de progrès.

Et, en effet, qui osera jamais dire d'une science humaine qu'elle ait atteint son dernier terme? Celles-là même dont l'origine se perd dans la nuit des temps ne

* Voir notamment dans les Comptes rendus de V Académie des sciences morales et politiques, les remarquables discussions qui ont eu lieu, à la suite d*une lecture de M. Franck, au mois de sept. 1860, et auxquelles ont pris part M. Charles Giraud, M. Michel Cheyalier, M. Hippolyte Passy, M. le procureur général Dupin, M. Adolphe Garnier, M. Wolowski et M. Pellat. (Livraison de janv. 1 86 1 , p. 1 25 à 1 56 . )

* En 4859^ la députation du commerce de Hambourg demandait la sûreté de la propriété privée, sur mer vis-à-vis des bâtiments de guerre des belligérants. (Moniteur du 1 1 décembre 1850.)

* Voir notamment le discours prononcé par lord Palmerston à la Chambre de commerce de Liverpool, le 10 nov. 1856.

^ Proposition de M. Horsfall tendant à ce qu'il soit déclaré que « rétat de la loi internationale, en ce qui concerne les neutres et les beUigérants, n'est pas satisfaisant et appelle la prompte attention du gouvernement. » L'orateur demandait « que la propriété privée fût dorénavant respectée sur mer. »

Appuyée par M. Cobden, M. Lidell, M. Bowyer, M. Lindson, etc. (Séances des il et 17 mars 1862).

Voir aussi un rapport fait au Sénat de France, par M. le baron de Lacrosse, au nom du comité des pétitions^ vaBéré mu Moniteur dus juin 1861.

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