ÉPOQUE.) ORIGINES DU DROIT DES; OBUS
une plus large base^ et cette base, c'est la religin^brétiennd qui l'a donnée. Nous avons dit que le droit international repose sur l'indépendance mutuelle des peuples , mais cependant^ cette indépendance est, par elle-même, une ligne de démarcation qui les sépare^ plutôt qu'un lien qui les rassemble. L'indépendance mutuelle existait déjà^ à l'état de principe^ pour les peuples de l'antiquité; elle avait produit beaucoup de guerres, quelques traités de paix, mais rien de semblable à ces bons rapports qui rapprochent maintenant, l'une de l'autre, toutes les nations civilisées.
Si nous avons trouvé chez les anciens quelques traces d'un droit international, c'est parmi certains groupes de peuples que rattachaient ensemble une commune origine, une commune patrie, un commun joug, une commune aspiration vers la liberté. Mais alors, comme nous le remarquions tout à l'heure pour les Romains, comme nous le disions ailleurs pour les Grecs, il s'agissait plutôt d'un seul peuple partagé en cités ou en provinces, que de la réunion en un seul faisceau de plusieurs nationalités distinctes.
A part la religion locale du patriotisme ou l'agglomération forcée de la conquête, il n'y avait de lien universel, entre les nations, que le sentiment à demi effacé de l'humanité. Les dogmes du polythéisme nous montrent les dieux tutélaires de chaque peuple les poussant fatalement à la guerre, et ne se mêlant quelquefois aux jeux sanglants des batailles que pour souffler la haine au cœur des combattants et animer leurs bras au carnage.
C'est dans le ciel au contraire que la foi chrétienne a été prendre son point d'appui pour pacifier la terre. L'Apôtre des nations nous a révélé ce mystère qui était, nous dit-il, « caché « depuis le commencement du monde u, c'est à savoir que « tous les peuples, devant être héritiers des mêmes promessesj (c ne devaient aussi former tous ensemble qu'un seul torpsi,-, « en ce Dieu de qui toute paternité prend son nom dans le ' Q ciel et sur la terre ^ » En exposant, avec sa parole tran- 1 In mysterio ChristI, quod allls generatlonibus non est agnitum fillls ho-