‹ Le droit maritime international considérée dans ses origines et dans ses rapports avec les progrès de la civilisationChapitre 79 sur 205 · CICÉROM ET SAINT AUGUSTIN · texte numérisé non relu

CICÉROM ET SAINT AUGUSTIN

chante comme un glaive, cette théorie sublime, saint Paul a bien laison de s'écrier : « Qui pourra jamais en découvrir « tonte retendue^ ep sonder toute la profondeur ^? » Pour nous borner ici au seul'^oint de vue qui se rattache à Tobjet de notre étude, prenons pour guide l'un des plus beaux et des plas vastes génies qui aient brillé dans ces siècles de confusion et de ténèbres dont nous avons tout à l'heure esquissé lliisloire.

La République de Cicéron. — I^ Cité de Dieu de saint ÂugusUn.

Nourri dans l'étude et je puis dire dans l'amour de la philosophie antique, saint Augustin nous montrera comment, en ce qû touche lee rapports des nations entre elles, cette philosophie a*été complétée, ou plutôt, étendue par l'Évangile.

U ja deux livre» dont la comparaison va nous faire toucher aa doigt ce progrès. L'un est comme le dernier mot delasagesse païenne sur les hautes questions qui se rapportent au gouvernement des peuples, tandis que l'autre est un jet vigoureux mais encore inculte de cette a première sève du christianisme » (comme parle Bossuet), qui s'infusant peu à peu dans les rameaux du vieil arbre^ devait leur faire produire^ avec le temps, des frnits tout nouveaux.

Écrite à l'heure de^^dernières lattes de la liberté romaine contre l'avènement déjà prévu et inévitable des Césars, la Hipublique de Cicéron semble contenir l'oraison funèbre de ce grand peuple qui, las de victoires et épuisé par les guerres cibles, s'apprêtait, « pour avoir du repos 3, d à subir un maître. Ne pouvant plust^roire^à la durée de ces anciennes institutions qo'il admire, et ne voulant rien voir au delà, l'âme ardente

D, sicuti nunc revelatum est... gentesesse cohœredes, et concurporales, cteomparticipes promissionis ejus in Ghristo Jesu per Evangelium... Hujus 'itgratiâflecto genua mea adPatrem Domini nostri Jesu Christi, ex quo ^'OBdspaternltas in eœlis et in terra nominatujr. {Epist B, Pauli ad Ephes,,

* Ut posriUs comprehendere. . . quae sit latitudo et longitudo et sublimitas ^ profandum. {Ibid., v. 18.)

* fioMoet, Histoire univertelie,

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