‹ Le droit musulman, exposé d'après les sourcesChapitre 100 sur 144 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

De l'autorité touveraine.

La suprématie et la puissance sur le pays appartiennent au sultan Son autorité s'étend à tout : car son ordre est le fon-

dénient de la peine et de l'exécution de celle-ci. comme il l'est de la récompense des mérites.

Tous les ordres du souverain, quand même ils paraîtraient injustes à quelques-uns, doivent être exécutés sans réplique par tout musulman , quand il n'est pas en position de résister. Si un musulman est ainsi poussé à des actes illégaux , il n'en est pas responsable et la faute ne lui en est pas imputable, eûtil même ainsi versé le sang d'un coréligionnaire innocent.

De même, tous les ordres émanés du sultan doivent être accueillis et exécutés ; chacun est tenu d'obéir à ses envoyés.

L<>* impôts et les dons volontaires que le chef perçoit sur le pays cl ses habitants, comme nommément le mekosimet sur les • grains , le cherodj sur la fortune , le zekat sur les terres cultivées et les bestiaux, le djeziyeh, capitation sur les infidèles, sont la propriété légitime du sultan dont il peut disposer de la manière la plus absolue.

Ces revenus constituent le trésor, fei, en opposition au trésor ecclésiastique btit ul-mol, dont la disposition n'appartient qu'à l'autorité suprême 'spirituelle, d'après les règles du Scherïet Le beit ul-mol s'alimente du butin de guerre, ghanimet , du chûms, de dons volontaires et de divers revenus indiqués par les règles du Scher'e*

(Voy. sur le beit ul-mol., Perron, Législ. musuL, t. H, p, 269} DuCaurroy, p. 136.

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