CHAPITRE ffl
Zekat, Impôt inr la propriété.
Sources.
Djomi Abbasi, p. 229-231 . — Neil u/-mm>m, p. 77-88. — Bist-bob, p. 102-131. — Kescf-enwor, p. 116-138. — Helilidjox, p. 98, 118. — Ichteloful-erb'e, p. 68, 84.
Chardin, VII, 110-129. .
Eug. Sicé, journ. asiatique, 1841, n* 66, p. 162-63.
Docteur Worms, môme journal, 1842, n°72, p. 322-338.
§ 1. Le zekat est un impôt créé par le Koran et obligatoire pour tout musulman, impôt destiné principalement à faire la guerre aux infidèles, à soutenir l'islamisme (cbap. LV1I, v. 10) et à soulager les pauvres (cbap. 11, LI, LVJI, XLV1II).
Hemarque. Les jurisconsultes musulmans désignent ainsi qu'il suit les impôts à payer à l'État, au sultan :
1) Les impôts sur les produits et récoltes de la terre, miïkosetnetj
2) Sur le bien de chacun, cherodj;
3) Sur la possession des terres et sur la propriété des bestiaux, ez hekke zemin m ez tschehorpo. C'est ce dernier impôt qui est le zekat proprement dit. (Voy. le livre Ehkom, chap. I.)
La perception du zekat n'appartient qu'à l'iman ou au hakimscher'e , ou à leurs fondés de pouvoirs \ il y eut, et cela se pratique ainsi en Turquie, des collecteurs commis pour la perception de cet impôt et auxquels déjà le Koran donnait le nom de 'omtï *.
Le payement du zekat assure au musulman une double récompense après sa mort et la rémunération de ce qu'il a payé, (Chap.LVH, 11;LX1V, 1.)
§ 2. Il y a plusieurs espèces de zekat :
* U n'y a pas actuellement de règles absolues, dans les provinces transcaucasiennes de la Russie, pour la perception du xekat ; il est recueilli soit par le kadi, soit par les membres du clergé, et même souvent par les pauvres musulmans entre eux, sans aucune intervention du kadi.