‹ Le droit musulman, exposé d'après les sourcesChapitre 4 sur 144 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

'MEtMMS UKËéOMy PARTIE DOGMATIQUE OC THÉORIQUE RE LA DOCTRINE DE LA LOI

Sources.

Kitobe usul edin, par Àga Mohammed- Bakir Medjlisi. Kitobe Scherbe e'tekodot , par Ibne-Bobeweih. Chardin , VI, p. 165-318.

Eug. Sicé : Journ. asiat., n* 66, 1841, p. 156-157. Salé : Observ. hist. et crit. sur le mahométisme. Reinaod : Monum. arabes, persans et turcs, I et II. Volney : Ruines.

Le Koran, dans son texte.

Le Koran, traduit en allemand par Wahl et Ullmann.

Le Koran, traduit en français par Savary et par Kazimirski.

D* Kolb : le Koran (dans le Staatslexicon de Rotteck et Welker, t. IX, p. 467-482).

Joseph de Hammer : Geschichte des osmanischen Reichs, 1835.

D r Weil : Mohammed der Prophet, sein Leben und seine Lehre, 1843. — Historiseh kritische Einleitung in den Koran, 1844. — Geschichte der Kalifen, 1846-1851.

Washington Irving : Dos Leben Mohammeds, 1850.

Ernest Renan : Mahomet et les origines de F islamisme (Revue des Deux Mondes, 1841 , 15 décembre).

§ 1. La partie dogmatique de la doctrine 9 lime Kelom comprend la science des principes fondamentaux de la religion musulmane usule din.

Ces principes fondamentaux sont au nombre de quatre chez les sunnites, au nombre de cinq chez les schiites, chemse usule dm.

La croyance à l'existence de Dieu, mà' erifete ullah n'est pas placée par les docteurs parmi les dogmes de la foi : c'est un point sur lequel nul ne peut être dans le doute ou dans l'igno-

rance : il est absolument présumé que cette notion est innée en tout homme.

Les dogmes de la foi sont :

1) L'unité de Dieu : teuhid,

2) La justice de Dieu : 'edolet,

3) La mission des prophètes : nebùwwet,

4) La résurrection de la mort et la vie future : mi'od,

5) La succession des imans : imamet.

Les sunnites et les schiites se divisent notamment par une interprétation divergente des dogmes 'edolèt, nebûwwet et imamet, sur laquelle on entrera ci-dessous dans quelques détails ; mais la différence la plus essentielle entre ces deux sectes gît surtout dans le mode et la manière d'interpréter les prescriptions de l'islamisme.

Les schiites les admettent , chacun suivant son jugement et sa capacité de comprendre, et cherchent dès lors à acquérir la conviction dans le Koran et dans les traditions du prophète. Les sunnites, au contraire, ne permettent ni interprétation ni examen, en matière d'articles de foi, et admettent comme absolument vraies les décisions des assemblées spirituelles tdfj'mo'e, sans demander ni rechercher d'autres preuves. Ils se fondent sur ces paroles du prophète :

Lo tedjtemeû ummeli 'elèl chetoe.

Gela signifie : « Ce qu'une assemblée de docteurs de la même » religion a décidé, ne peut être ni faute, ni péché. » (Extrait du Recueil des traditions de El-Buchari.)

Les schiites ne suivent absolument les décisions de leurs mûdjtehides 1 que dans les choses relatives au feru'edin. Cette

1 II y a aussi un dissentiment essentiel entre les sunnites et les schiites relativement à la valeur et à la quantité des mûdjtehides. Les sunnites n'admettent que les six premiers mûdjtehides; les schiites croient, au contraire, qu'il peut continuellement en surgir de nouveaux. Il y a dans l'introduction du professeur Kazera-Bcg à l'ouvrage déjà souvent cité, Mûchteser-uLWi-^ hayet, des détails complets sur leidjtihod, \eteklid, les mûdjtehides, le eshab techridj «t terdjih, et sur la mùkellid, c'est-à-dire les juristes musulmans qui n'ont pas obtenu un titre officiel. Nous renvoyons les lecteurs qui voudraient se renseigner plus amplement, à ce travail si remarquable et si estimable du professeur Kazem-Beg, p. 22 à 50.

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