DE ^'AFFRANCHISSEMENT LÉGAL
avec le consentement du maître ont épousé un homme libre, de même que les enfants qui en sont issus sont libres, à moins de convention contraire.
Autres sectes, Les «Agites et les axemites n'imposent pas la nécessité d'affranchir, au maître qui permet à son esclave d'épouser un homme libre.
4) Les enfants des esclaves qu'un maître a prêtées à un tiers pour cohabiter avec elles, sont libres de plein droit. (Voy. au livre ekudot, le cbap. Du mariage avec les esclaves.)
5) Si le maître accorde en présence de témoins )a liberté à une partie du corps de son esclave, par exemple au pied ou à la main, cette liberté s'étend à toute la personne qui devient libre. Çet acte s'appelle scroyet, l'irradiation. De même quand un esclave appartient à deux maîtres dont l'un l'affranchit, Vautre ne peut pas s'opposer à cette manumission, sauf son action en dommages et intérêts contre son copropriétaire. L'esclave, dans les deux cas relatés, a le droit de faire prononcer sa liberté en justice.
Autres sectes. Cette action endommages-intérêts n'est admise par les scbafiites, contre le copropriétaire affranchissant, qu'autant qu'il est riche. Dans le cas contraire, le copropriétaire n'a d'action en réparation que contre l'esclave lui-même. Chez les azemites, au contraire, le propriétaire affranchissant ne répond pas sur ses propres ressources de l'indemnité réclamée à ses copropriétaires refusant de consentir à l'affranchissement ; ceux-ci n'ont d'action que contre l'esclave lui-même, dans le cas où ils ne préféraient pas lui conférer l'affranchissement, chacun pour sa part
6) L'esclave atteint de la lèpre beres ou djûzom, peut exiger sa liberté.
7) Quand un esclave, par suite de certaines circonstances, est resté pendant quelque temps en état de liberté, il devient définitivement libre. C'est ce qui a lieu par exemple, dans le cas où un esclave mahométan, fait prisonnier par des mécréants, y est resté plus ou moins longtemps ; revenu par la fuite an pays musulman chez son ancien maître, il conserve une liberté qu'il avait acquise par sa captivité, vu qu'un mécréant ne peut pas avoir pour esclave un mahométan.