CHAPITRE VIL
Etat des progrès accompli* t indication 4ca progrès qni restent & amsomplir*
En jetant les yeux sur ce qui se passe autour de nous, on peut dire que les progrès qui ont été accomplis sont immenses.
Le droit d'acheter, de vendre, d^échanger, de transmettre à titre de succession , de legs , ou de donation enlre-virs , des êtres humains, comme des animaux ou des objets mobiliers or^ dinaires, a disparu des législations, dans presque tous les Etats chrétiens.
Aujourd'hui, les vainqueurs ne vendent plus
les Taineus ; l'Etat ne vend plus les citoyens ; les pères et mères ne vendent plus leurs enfants ; les maris ne vendent plus leurs femmes ; les particuliers ne se vendent plus eux-mêtnes ; il n'y a plus de marchands d'hommes ni de voleurs d'hommes.
L'odieuse institution de l'esclavage, qui était autrefois l'axe et le pivot du système payen , couvre, aujourd'hui, le monde de ses ruines.
Indépendamment de l'abolition de ce droit de vente de l'homme par l'homme, la civilisation a fait un autre progrès considérable :
Pénétrant au fond de l'idée chrétienne , elle a reconnu, en principe, qu'un homme ne pouvait pas être propriétaire d'un autre homme , et ne pouvait pas même avoir un droit de propriété sur lui-même.
Nous ne tarderons pas à voir les conséquences qui résultent de ce principe, et l'application qui en a été faite dans les matières du droit criminel.
Toutefois , il est encore un autre progrès, vers lequel la civilisation marche d'une manière visible» et qu'elle est destinée à atteindre dans un terme qu'il n'est pas , du reste , possible d'assigner.
Ce progrès, c'est la consécration légale de cet autre principe posé par le droit chrétien :
c L'homme est saint: son corps comme soa » esprit appartiennent à Dieu ! >
Nous exposerons les conséquences de ce principe dans notre quatrième livre. Il suffit, quipint à présent, de l'indiquer.