LA VÉRITÉ ÉVANGÉLIQUE N'ADMET PAS LE SERMENT
Il ne peut s'empêcher de railler la méthode de certaines gens qui^ voûtant chercher partout des allégories, né prennent jamais les mots pour ce qu'ils disent, et dans un autre passage, de ces écrits^ il ajoute :
a Le Seigneur a donné ce précepte dans l'Évangile : moi je vous dit de ne jurer aucunement, mais que votre discours soit : oui, oui ! non, non! En effet, celui qui ne jurera pas, ne pourra jamais se parjurer. Que celui qui jure, écoute ce qui a élé écrit : Vous ne prendrez pas le nom du Seigneur pour une chose vaine^ » (de re vanâ) voilà ce que je hais, dit le Seigneur ! » qu'il écoute les paroles de Malachie, quand il dit : « et vous faisiez tout ce que je haïssais ! » dans les préceptes qui
REGARDENT LA CONDUITE DE LA VIE, ET QUI SONT CLAIRS, NOUS NE DEVONS PAS CHERCHER D^fes ALLÉGORIES, DE PEUR QUE SELON l'eXPRESSION
DU POÈTE COMIQUE, NOUS ALLIONS CHERCHER DES NŒUDS DANS DU JONC? î> (1)
Nous recommandons cette dernière réflexion de S^ Jérôme aux savants modernes qui se mettent l'esprit à la torture pour faire dire aux textes de S' Mathieu et de S^ Jacques ce qu'ils n'ont pas dit 1
Telle est^ l'opinion de dix-htiit Pères de l'Église, c'est-à-dire du tribunal le plus imposant, le plus auguste, et le plus vénérable, qui puisse être réuni, depuis les premiers siècles de l'ère chrétienne,, jusqu'au pape Damase, c'est-à-dire pendant plus de quatre siècles, sans interruption.
Et nous pourrions en citer d'autres! (2)
(1) Prœcipiente aiitein domino in Evangelio: ego autem dico vobis, iiou jurare peiiiliis. . . in preceplis quœ ad vitajn pertinent, et siint porspicua , non debemus quœrore allcgoriam, ne juKla comicuin, nodura quœramus in scripo. (S' Jérôme, com. sur Zacharie, ch. 8, liv. 2, V. 16 et 17).
(5) S' Chromât, (traité X, in Evrang. Mathœi, n' 63. Il appelle le serment: une erreur du genre humain). — S' Nil, dans son épîlre à Plutarchus Bursa. dit: divin» leges imperant omnino à jurejurar.do abslinendum ; sive enim quis et vei'a juravcrit sive pejeraverit, punition! abnoxius sit, abstine igitur à jurejurando , sive illudjustum, si, sive injusturn sit. (Epit. 470, édit. des bénéd. de S' \laur. t. 27, p. 307 ) — • Salvien. prêtre de Marseille, dit: — Jurare, et adjicere ampliiis sic vel non, non, à diabolo est. Porro si dixeris quod et lex Alosi mala erit, quoniàm jurare jubel, disce quod tune non*erat malum jurare, post chvistum autem malum est, siculet circumcidi. et in summâ quidquidesljudaicura. (Théophylacle in Math.)
Il serait difficile de soutenir que ceux qui ne font que répéter aujourd'hui ce qu'on dit autrefois ces évoques, ces archevêques, ces docteurs, ces défenseurs du christianisme, — sont de mauvais chrétiens, — et doivent être considérés comme des hérétiques.