‹ Le droit pénal de la république athénienne [microform] précédé d'une étude sur le droit criminel de la Grèce légendaireChapitre 100 sur 203 · III · texte numérisé non relu

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« toutes une réparation, double si le dommage est vo- « lontaire; simple, s'il est involontaire. C'est justice; « car la partie lésée doit trouver appui dans tous les « cas ; mais la loi n'a point établi l'égalité des peines « entre celui qui agit de plein gré et celui qui agit sans *' dessein (i). » Les plaideurs évaluaient le dommage, les juges contrôlaient cette évaluation et examinaient, d'après les circonstances de la cause, si l'amende du double devait être prononcée (2). Meier et Scboemann supposent que, dans certains cas, la loi elle-même avait fait l'évaluation. Ils prétendent que les propriétaires qui faisaient indûment af3.uer les eaux sur les fonds voisins étaient punis d'une amende fixe de mille drachmes (3). Il est difficile d'admettre cette opinion . Comment établir une évaluation fixe et variable, dans une matière où la nature et l'importance du dommage peuvent varier à l'infini? Selon toutes les probabilités, les mille drachmes mentionnées dans le discours de Démosthène contre Calliclès représentaient l'évaluation faite par le demandeur.

§ 12. Des injures verbales.

Dans un pays où le législateur s'était efforcé d'atteindre toutes les variétés des actes de violence, les

(1) C. Midias, 43. Comp. Discours sur la couronne, 274 ; c. Timocrate, 49 ; c. Aristoci-ate, 50. Dinarque c. Démosthène, 60,

(2) Nous avons des exemples d'évaluations de cette espèce. Dans le discours de Démosthène contre Nausimaque, 2, nous trouvons une évaluation de deux talents ; dans le discours c. Pantœnetos, 41, une autre évaluation de deux talents.

(3) Ils se prévalent des mille drachmes mentionnées dans le discours de Démosthène contre Calliclés (§ 4i).

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