CHAPITRE VII
domestiques, de l'exportation des produits agricoles (i).
La législation postérieure avait, selon toutes les probabilités, étendu et développé les préceptes de Solon, en les sanctionnant par des peines plus ou moins sévères; mais ces règlements, de même que les dispositions qui leur servaient de sanction, nous sont à peu près complètement inconnus.
Platon, dans son dialogue des Lois, parle longuement de ceux qui déplacent les bornes ou empiètent en labourant sur le fonds du voisin; qui se livrent au maraudage ou font paître leur bétail sur les terres d'autrui; qui ont recours à des manoeuvres frauduleuses pour attirer chez eux des essaims d'abeilles partis de ruches appartenant à d'autres citoyens ; qui interceptent les eaux, les corrompent ou leur donnent une direction nuisible aux fonds inférieurs. Il déclare formellement que les législateurs de la Grèce ont puni ces délits, et qu'il ne fait que suivre leur exemple en les rangeant, à son tour, parmi les actes qui devront être sévèrement réprimés dans sa ville modèle. Mais quelles étaient ces peines dans les lois d'Athènes? Quel était, pour nous servir d'une expression moderne, le code rural de Solon et de ses successeurs? L'histoire ne nous fournit pas les renseignements requis pour répondre à ces questions. Tout ce qu'on peut affirmer sans témérité, c'est que les peines étaient parfois rigoureuses. Il est probable que les contrevenants étaient poursuivis par la ^U-/i ^Mor^ç ou la èiz-rt iStatwv (2). Dans
(1) Voy. Plutarque, Solon, XXIII, XXIV, et ci-après le ch. XIII.
(2) Voy. ci-dessus, p. 270 et 275.