III
des magistrats sortant de charge, faisaient poursuivre les irrégularités et les fraudes commises par les dépositaires des deniers publics (i). Les sitophylaques ( (jizoco-jlay.zç ) veillaient à la répression des manœuvres des accapareurs de céréales, sous peine d'être euxmêmes condamnés au dernier supplice (2). Les métronomes étaient chargés d'agir contre ceux qui usaient de faux poids ou de fausses mesures (3). D'autres magistrats, tels que les surveillants des marchés {hiuelriTal Toû ep-TToptoy) , les inspecteurs des chantiers (imiJ.z'k-nTal rwv v£cop{wv),les préposés à la police des rues {àGTvv6y.oi), les intendants des travaux publics (sTrtcra-at zw dr,ij.6ai(ùv £pyMv), les délégués de l'aréopage (e7rtyvMf/.ov£ç) pour la protection des oliviers sacrés, remplissaient incontestablement un rôle analogue dans le cercle de leurs attributions respectives, et la vigilance tutélaire de la cité suppléait ainsi, dans une large mesure, à l'insouciance, au caprice ou à l'ignorance des parties lésées (4). L'aréopage lui-même, la plus haute des magistratures nationales, ne dédaignait pas de livrer les grands cou-
(1) Eschine c. Ctésiphon, 19. Andocide, Sur les mystères, 78, 79. Bekker, Anecdota grœca, I, 245, 310. Suidas, v" eùGûvvj. L'action des logistes n'excluait pas celle des autres citoyens. Voy. Démosthéne, Procès delà couronne, lYÎ.
(2) "Voy. ci-après, Irv. III, c. 13.
(3) Voy. ci-après, liv. III, c.l3.
(4) Démosthéne c. Lacritos, 51 ; c. Théocrinès, 8. Dinarque c. Aris togiton, 10- Eschine c. Ctésiphon, 14. Lysias, pour un tronc d'olivier sacré, 2, 7, 25. PoUux, VIII, 114.. Harpocration, v» ao-Tuvdp-ot. Bekker, Anecdota grœca, i.l, p. 235. G. P. Schoemann, (ïnecTiisc^e AÛerthûmçr, t. I, p. 425 et suiv. (Berlin, 1871). — On sait que les magistrats euxmêmes pouvaient, à Athènes, prononcer une amende légère. Pour une peine plus forte, ils devaient s'adresser aux tribunaux.