‹ Le droit pénal de la république athénienne [microform] précédé d'une étude sur le droit criminel de la Grèce légendaireChapitre 6 sur 203 · PREFACE. VII · texte numérisé non relu

PREFACE. VII

tiques. Le même inconvénient n'existe pas pour les lois pénales que les orateurs eux-mêmes citent et analysent sommairement dans leurs discours; mais, ici même, il n'est pas toujours facile de découvrir la vérité tout entière. Souvent le discours n'appartient pas à l'orateur auquel on l'attribue, et la philologie moderne, une fois entrée dans cette voie, en est venue au point de contester, même pour Démosthène, l'authenticité de la moitié des discours qui figurent dans le recueil de ses œuvres. De plus, quand les discours sont incontestablement authentiques, ils fourmillent souvent d'incohérences et de contradictions, parce que chaque orateur, s'efforçant d'obtenir gain de cause, avait grand soin d'adapter le sens des lois aux intérêts et aux passions dont il se faisait l'organe.

On trouvera plus loin l'indication du système que j'ai suivi pour la mise en œuvre des fragments intercalés dans les discours des orateurs (i). Je vois dans l'origine souvent apocryphe de ces fragments une difficulté beaucoup plus grande que dans les nombreuses controverses relatives aux orateurs à qui l'on doit attribuer les harangues qui nous sont parvenues sous les noms de Démosthène et de ses glorieux émules. Quand le discours appartient incontestablement à l'antiquité grecque et que; d'autre part, il se trouve en parfaite harmonie

(1) Droit pénal de l'Attîque, liv. I, c. 1, p. 62.

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