CHAPITRE IV
torien Crateros prétendait qu'Aristide avait été condamné à une amende de cinquante mines pour avoir, à l'occasion de la répartition d'une taxe, reçu de l'argent des Ioniens (i).
§ 5, De la conduite blâmable des fonctionnaires publics.
Indépendamment de la responsabilité ordinaire qui pesait sur tous les fonctionnaires del'Attique (2), ceux-ci encouraient des peines spéciales quand ils négligeaient certains devoirs inhérents à la mission que le peuple leur avait confiée.
Diogène de Laërte prétend qu'une loi de Selon punissait de mort l'archonte qui oubliait la dignité de ses fonctions, au point de se faire surprendre en état d'ivresse (3). Suivant Plutarque, une autre loi du même législateur infligeait une amende de cent drachmes à l'archonte-roi qui négligeait de prononcer des imprécations solennelles contre les violateurs des règlements relatifs à l'exportation des produits de l'Attique (4).
D'autres délits, dont l'origine date d'une époque moins reculée, sont fréquemment cités par les orateurs et les lexicographes. Les prytanes "et les proèdres qui ne se conformaient pas aux règles établies pour la confection et le vote des lois étaient condamnés, les pre^
(1) Plutarque, Aristide, XXVI.
(2) Voy. p. 222.
(3) Yie des philosophes, I, 2. Comp. Elien, Histoires diverses, II, 37 ; Athénée, X, 429.
(4) Solon, XXIV. Voy., au sujet de l'authenticité de cette loi, ciaprés, c. XIII.