‹ Le droit pénal de la république athénienne [microform] précédé d'une étude sur le droit criminel de la Grèce légendaireChapitre 74 sur 203 · III · texte numérisé non relu

III

miers à une amende de mille et les seconds à une amende de quarante drachmes, au profit de Minerve (i). Le proèdre qui permettait à un débiteur de l'Etat de solliciter, dans l'asseniblée du peuple, la remise de sa dette, encourait la dégradation civique (2). Le môme châtiment atteignait l'arbitre qui avait agi irrégulièrement ou de mauvaise foi dans l'exercice de ses fonctions judiciaires (3). Le démarque qui ne faisait pas donner la sépulture aux cadavres trouvés dans son bourg devait payer mille drachmes au trésor public (4). Les juges qui, aux fêtes de Bacchus, décernaient injustement le prix de la danse étaient punis selon la gravité du délit (5). Les citoyens qui touchaient deux fois le salaire attribué à ceux qui assistaient à l'assemblée ou siégeaient dans les tribunaux, étaient sévèrementpunis (e).

Les sitophylaques (7) qui ne s'opposaient pas aux manœuvres des marchands de blé visant au monopole de cette marchandise étaient passibles du dernier supplice (s). Les triérarques qui promettaient de renouveler le matériel de leurs trirèmes et qui ne remplissaient pas cet engagement, encouraient une amende

(1) Démosthéne c. Timocrate, 22.

(2) Voy. ihid., 50.

(3) Démosthéne c. Midias, 83-87. Pollnx, VIII, 126. Harpocration, v° £lc-a77£lîa. Comp. Bekker, Anecdota grœca, t. I, p. 235.

(4) Démosthéne c. Macartatos, 58.

(5) Eschine c. Ctésiphon, 232.

(6) Démosthéne c. Timocrate, 123.

(7) Magistrats spécialement chargés de la surveillance du commerce du blé. Voy., ci-aprés, le chap. XIII.

(8) Lysias, contre les commerçants de blé, 13, 18.

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