II. Dépenses se rapportant à la ville de Rome
a) Les travaux publics (s), spécialement les dépenses nécessitées par la cura aedium sacrarum locorum et operum publicorum tuendorum, par la cura aquarum et par la cura alvei et riparum Tiberis et cloacarum urbis (9).
b) Le culte (p. 316), et les jeux publics (p. 467, 469).
c) La cura annonae (10) ou le soin de l'approvisionnement de blé pour la ville de Rome, et la cura frumenti poptdi divi-
(1) Suet., Aug., 49, cf. Calig., 44. Tac, HisL, II, 73.
(2) Cod. Just., XII. 51. Cod. Theod., VIII, 5.
(3) Stobbe, 1. 1., Les routes et les stations, p. 378.
(4) Marquardt, 1. 1., 561, n« 2-3.
(5) Plut., Oalb., 8. Cf. Plin., Paneg., 20.
(6) Monnaie de Nerva chez Eckhbl, D. iV., VI, p. 408. Spart., H ad., 7, Sept. Sev.. 14. Capit., Ant. Pius, 12. — Mommsrn, II, 988, n« 5.
(7) Orelli, n" 2648, 3178. C. /., III, n°6075, VI, n<>» 1598, 1624, 1641, etc. Henzen, dans les Ann. del Inst., 1857, p. 95.
(8) Marquardt, V, 87-89. Madvig, II, 420. — (9) Voyez Sect. III, Ch. I. (10) Voyez, outre les travaux mentionnés p. 359, n* 6. Mommsen, II, 992-999.
Marquardt, V, 114-117, 124-128. Hirschfeld, Rech., I, 128-139. Madvig, II, 423-429. E. Brousse, Etude sur V assistance publique et privée chez les Rom. Paris, 1870. H. Pigeonneau, De convectione urbanae annonae. Paris, 1876, p. 24-83. Humbbrt, Canon firumentarius, dans le Dict. des ant. gr. et rom. de D. et S.
dundi ou la distribution mensuelle et gratuite de blé à 200000 citoyens de Rome (1).
La cura annonae fut d abord laissée aux aediles ceriales ; la cura frumenti, déléguée en 22 avant J.-C. à deux ou quatre (2) praefecti frumento dando (3), désignés annuellement par sortitio parmi des sénateurs de rang prétorien (4), jusqu'à ce qu'à la fin de son règne Auguste institua la praefectura annonae, chargée de la cura annonae et de la cura frumenti (5).
Exceptionnellement le sénat décrète des distributions extraordinaires de froment, et en confie l'exécution à des sénateurs de rang édilicien ou prétorien, appelés praefecti frumenti dandi ex s. c, (e).
En outre, à certaines occasions (par exemple, à la deductio in forum de l'héritier présomptif, etc.), la plebs urbana est gratifiée de distributions extraordinaires, soit d'argent (donativa), soit de blé, d'huile (congiaria), etc., gratuitement ou à prix réduit (7).
Septime Sévère (193*211) introduisit des distributions gratuites et journalières d'huile (s). Aurélien (270) y ajouta de la viande de porc, et remplaça les distributions mensuelles de blé par des distributions journalières de pain (9).
(1) Hirschfrld, Rech.f I, 132, n« 1. Voyez plus haut, p. 360, n« 8.
(2) Dio Càss., LIV, 1, 17, LV, 26, 31.
(3) Frontin., de aquaed., 100, 101. Suet., Aug.9 37. — Hirsohpeld, Rech.9 1, 130, n«l.
(4) Dio Cass., LIV, 1, 17. Exceptionnellement ils étaient même pris parmi les consulaires. Dio Cass., LV, 26, 31.
(5) Vojez Sect. III, Ch. I.
(6) Orblli-Henzen, n°» 77, 3109, 3128, 3141, 5368. Le Bas et Waddington, n° 2814. C. /. gr., n° 5793. — Mommsen, II, 654, et Les praefecti frumenti dandi (en ail.), dans le Hermès, IV, 364-369. Hirsohfeld, I, 133, n« 5, est d'un avis un peu différent.
(7) Mon. Ane, c. 15. Suet., Tib., 15. Cf. Grelli, n° 754. — H. de Longpérier, Du subseUiaire qui fait des distributions au peuple, dans ses Recherches sur les insignes de la questure. Revue archéologique, N. S., XVIII, p. 100-104. Paris, 1868. Màrquardt, V, 132-137.
(8) Spart., Sev., 18. — Hirschpeld, 1. 1., 19.
(9) Vop., Aurelian., 35. — Cf. Hirsohfeld, dans le Philologusf T. XXIX, 20-21.
d) L'instruction publique (1). L'empereur Vespasien accorda le premier un traitement officiel à des professeurs de rhétorique grecque et latine à Rome (2). Adrien y créa des écoles publiques et une institution pour des études supérieures de poésie, de rhétorique grecque et latine et de philosophie, YAthenaeum (3). Dans la suite, les empereurs attribuèrent également des traitements aux professeurs publics des grandes villes en province, à Alexandrie, à Athènes et ailleurs (4); et ils étendirent l'instruction publique aux études mécaniques, mathématiques, médicales et juridiques (5). De plus, les professeurs des écoles publiques jouissaient, de môme que les médecins, de nombreuses immunités (0).
ej Les bibliothèques impériales (7), divisées en section latine et en section grecque, dont les premières furent établies sous Auguste (s), et dont le nombre augmenta dans la suite (9). Elles sont administrées depuis l'époque de Claude par un procurator bibliothecarum (10).