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C. Des magistrats municipaux (s

Les magistrats municipaux ordinaires sont les II viri ou IV viri jure dicundo, les édiles et les questeurs (9). Ils sont annuels (10), et élus par les comitia du municipe (p. 533).

L'accès aux magistratures est subordonné aux mômes conditions que celui au décurionat(n).

(1) Lex Jul. Gen., c. 97, 130. Lex Mal, c. 61, 68. C. /., II, n° 1305.

(2) Lex Jul. Gen.,c. 129.

(3) Lex JuL. mun., 1. 133-134, 137-139. Lex Jul. Gen., c. 125, 127. Orelli, n° 4046.

(4) Houdoy, Dr. mun., I, 284, suiv. Voyez plus haut, p. 476, n6 8.

(5) Lex Jul. Gen., c. 125.

(6) Mommsen, I, 387, n6 2. Saglio, Bisellium, dans le Dict. des ont. gr. el rom. de D. et S.

(7) Orrlli-Hrnzen, n°« 164, 884, 1197, 3016, 3751, 3942, 6328, 7006, etc. C. /., II, n°» 4060:62, III, n°» 649, 659, 753, V, n° 4392. Zumpt, De quinq., p. 134, et de Auguste p. 25-30.

(8) Houdoy, Dr. mun.. I, 297-317.

(9) Lem Salp.> c. 26, 27. Lex Mal., c. 52, etc. Mommsen, Dr. mun. de jSalp., 429-431. — Il faut noter cependant que le titre de magistratus n'est donné par les juristes qu'aux //, IV viri j. d. Dig.y XXXVI, 5, 19 § 1, L, 1, 13, etc. La questure surtout est considérée plutôt comme un personale munus. Dig., L, 4, 18 § 2. Ainsi la lex Jul. Gen. ne la mentionne pas.

(10) Lex Mal., c. 52. Dig.9 L, l, 13. Il y a une exception pour le magistrat suffectus. « Si in alterius locum créait erunt, reliqua parte çjus anni in eo honore sunto. » Lex Mal., 1. 1.

(11) Lex Jul. mwn.,1.94-95, 132, 135-137, 139-140. Lex Jul. Gen.,c. 101, 105. Lex Mal., c. 54. Cf. C. L, II, n° 1944. Mommsen, Dr. mun. de Salp., 416-417.

Uaetas légitima, prescrite par la lex Jidia mun., était de 30 ans, « nisi qui stipendia equo in legione III aut pedestria in legione VI feceril » (1). Sous l'Empire l'âge requis est de 25 ans (2).

Les candidats aux magistratures ne peuvent parcourir les honneurs que gradatim (certus ordo gerendorum honorum). La môme dignité ne peut être gérée (continuari) plusieurs années de suite (s).

Tout candidat à une magistrature doit faire la professio intra praestitulum diem. Si le nombre des candidats éligibles n'est pas suffisant, le président le complète « ad eum numerurn, ad quemcreari oportebit. » Quiconque est porté candidat d'office, a le droit de présenter (nominare) un autre, et celuici, à son tour, un troisième. La liste de tous les candidats est publiée par le président : « ita ut de piano recte legi possint »(*) .

Entre la professio et les élections, des corporations, des citoyens influents, des femmes mêmes, recommandent par des affiches publiques les candidats qu'ils patronnent (5). Cependant les lois municipales contiennent des clauses spéciales contre la corruption électorale (ô). L'élection doit se faire parmi les candidats portés sur la liste officielle (7).

Les candidats aux magistratures qui participent à la gestion financière du municipe (les II, IV viri ; . d. et les questeurs), doivent au jour de l'élection et avant le vote fournir caution par praedes et praedia : « peeuniarn cornmunem salvam fore » (s).

Tout candidat élu est tenu, avant la renuntiatio définitive,

(1) Lex Jul. mun., 1. 89-94. — Mommsen, I, 491, ne 1.

(2) Lex Mal., c. 54. Dig., L, 4, 8. Mommsen, Dr. mun. deSalp., 417-418.

(3) Dig., L, 4, 11 pr.. 14 § 5. La lex Mal., c. 54, prescrit un intervalle de cinq ans pour la réélection d'un citoyen au duumviratus. Dans les premiers siècles de l'Empire il y a eu cependant des dérogations à ces régies. Marquardt, IV, 179, ng5. Zumpt, dans les Comm. epigr., I, 67-69. Mommsen, 1. 1., 416-419.

(4) Lex Mal., c. 51. Mommsen, 1. 1., 422-424.

(o) Un grand nombre de ces recommandations ont été retrouvées a Pompéi. C. L, IV, Index, p. 249-255, et Zanqemeister, ib., p. 1,7-11.

(6) Lex Jul. Gen., c. 132. — (7) Lex Mal., c. 51-59.

(8) Lex Mal, c. 60. — Mommsen, 1. 1., 419-420, 466, 478. Rivibb, Recherches sur la cautio praedibus praediisque, p. 47, suiv.

de prêter serment, in contionetn palam , à la loi municipale (1). De plus, avant la première réunion du sénat et endéans les cinq jours après son entrée en charge, il doit jurer, pro contione, d'observer la loi municipale et d'agir en tout « ex re communi municipum (2). »

Les magistratures sont organisées en collège, et se composent d'ordinaire chacune de deux titulaires. Tout magistrat a \ejus intercessionis envers son collègue (appellare, intercéderez; les édiles et les questeurs sont en outre soumis à Yintercessio des 77, IV virij. d. (3). Cependant il est défendu d'intercéder contre la réunion des comitia (4).

Les magistrats municipaux portent la toga praeteœta ; ils ont à leur service, outre des servi publici (5), des lictores cum bacilli8 ou cum fascibus , des accensi, des scribae (ô), des viatores, librarii, praecones, haruspices, libicines, qui reçoivent tous des salaires déterminés (merces) et jouissent de la vacatio militiae (7).

Pendant leur charge, les magistrats municipaux sont tenus de donner des jeux publics, payés en partie par des subsides de la caisse communale, en partie de leur propre fortune (s). C'est pourquoi, à leur entrée en charge, ils versent une somme déterminée dans la caisse communale (honorariam summam reipublicae in/errej (9).

1° Des 77, IVviri jure dicundo (10). La magistrature su-

(1) Lex Mal., c. 57, 59. — (2) Lex Salp., c. 26. Mommsen, 1. 1., 427-429.

(3) Lex Salp., c. 27. Vintercessio doit se faire « in triduo proximo... et dum ne amplius quam semel quisque eorum in eadem re appelletur. » Ib.

(4) Lex Mal., c. 58.

(5) Cf. H. Dkssau, dans le Bull, del Inst., 1881, p. 132-137.

(6) D'après la lex Jul. Gen., c. 81, les scribae, à leur entrée en fonctions, prêtent un serment professionnel de bien et fidèlement remplir leur charge de comptable et de teneur de livres. GiRAUD,dans le Journ. desSav., 1877, 141-142.

(7) Lex Jul. Gen., c. 62-63. — Mommsen, I, 365, ne 2, et dans l'Eph. ep.,

III, 107-108. Giraud, dans le Journ. des Sav., 1876, 763-767. Màrquardt,

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