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CHAPITRE DEUXIÈME

Des dépenses publiques («).

Nous divisons les dépenses publiques en deux catégories : celles qui se rattachent plus spécialement à Yimperium demi et celles qui se rapportent à Yimperium militiae (p. 219).

I. Les dépenses ordinaires de Yimperium domi se composent surtout de celles qui, tous les cinq ans, sont mises en adjudication publique par les censeurs (p. 219 et p. 290-291). Hors de là, il y a quelques dépenses ordinaires peu importantes, payées directement par Yaerarium (7), comme le salaire des apparitores (p. 308), la somme annuelle accordée aux servi publici pour leur entretien (cïbaria annua) (s), les som-

(1) Liv., V, 27, X, 37, XXX, 36, XXXII, 2, XLV, 18, 20, etc.

(2) Liv., X, 46, XXVIII, 9, XXX, 45. Polyb., XVIII, 35. Plin., XXXIII, 3 (17) § 56,11 (50)gl41»XXXVII,2 (6) § 16, etc. — G. Humbert, Des orig. de la comptab., p. 19-20.

(3) G, Humbert, Bonorum sectio, dans le Dict . des an t. gr. et rom. de V.etS.

(4) Paul. Diac, p. 101. Liv., V, 16. Cic, PAtf.,11,26. — De là sous l'Empire le terme subhastatio remplaça sectio. Cod., IV, 44, 16.

(5) Gkll., XIII, 25 (24) § 29-30, Cf. Cic, de inv., I, 45, Verr., II, 1, 20 § 52. Caks., B. g., II, 33. Voyez p. 136, n« 4, p. 305, n* 1, et p. 354, ne 2.

(6) Marquardt, V, 76, 143. Walter, § 184, 194, 294-295, 304. Willbms. Le Sénat, II, 379-433. Madvig, II, 351-364.

(7) Mommsrn, II, 541.

(8) Frontin., deaquaed.* 100. Plin. e* Traj. Epis t. y 31. — Mommsbn, I, 309, n« 2.

mes allouées pour les jeux publics (1), et certaines dépenses extraordinaires, comme les praemia promis aux dénonciateurs» quand de graves crimes ont été commis (2), ou les crédits extraordinaires pour travaux publics (p. 219, n° 7).

L'administration centrale n'imposait guère de charges au Trésor public. En effet, non seulement les magistratures, mais encore la plupart des fonctions sacerdotales, la dignité de sénateur, les charges de juge ou juré, étaient absolument gratuites (3). Aussi, encore à l'époque de Poljbe (4), les travaux publics constituaient-ils la plus forte source de dépenses : entretien et réparation des édifices publics, pavage des rues, constructions nouvelles de portieus, de basilicae, de fora, de théâtres, de ponts, d aqueducs, etc., à Rome, de chaussées publiques, de ponts et de ports en Italie, etc. (5).

Mais, depuis l'époque des Gracques, la cura annonae (d) vint augmenter considérablement les dépenses ordinaires de Vimperium domi. L'accroissement continu de la population de la ville et la diminution constante de la culture des blés en

(1) Voyez p. 302, n* 4. Les dépenses ordinaires du culte desservi par les collèges de prêtres sont supportées par des caisses spéciales (p. 316).

(2) Liv., IV, 45, XXVI, 27, XXXII, 26, XXXIX, 16. Sall., Cat., 30. — Rein, Index, et Praemia (en ail.), dans Pault's RealencycL

(3) Mommsen, I, 280-291. Boot, Du traitement des fonctionnaires du temps de la Rép. et sous les premiers empereurs (en néerl.), dans les Verslagen en Mededeél. der Kon. Akad. van Wetensch., Afd. Letterkunde. T. II, p. 317-330. Amsterdam, 1869.

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