LCTTRE ENCYCLIQUE DF. S. S. LÉON XIII
d'hui en grande faveur, il est aisé de voir à quelle place on relègue injustement l'Église. — Là, en effet, où la pratique est d'accord avec de telles doctrines, la religion catholique est mise dans l'État sur le pied d'égalité, ou même d'infériorité avec des sociétés qui lui sont étrangères. Il n'est tenu nul compte des lois ecclésiastiques; l'Église, qui a reçu de Jésus-Christ ordre et mission d'enseigner toutes les nations, se voit interdire toute ingérence dans l'instruction publique. — Dans les matières qui sont de droit mixte, les chefs d'État portent d'eux-mêmes des décrets arbitraires, et sur ces points affichent un superbe mépris des saintes lois de l'Église. Ainsi ils font ressortir à leur juridiction les mariages des chrétiens ; portent des lois sur le lien conjugal, son unité, sa stabdité : mettent la main sur les biens des clercs, et dénient à l'Église le droit déposséder. En somme, ils traitent TÉglise comme si elle n'avait ni le caractère ni les droits d'une société parfaite, et qu'elle fût simplement une association semblable aux autres qui existent dans l'État. Aussi tout ce qu'elle a de droits, de puissance légitime d'action, ils le font dépendre de la concession et de la faveur des gouvernements.
Dans les États où la législation civile laisse à l'Église son autonomie, et où un concordat public est intervenu entre les deux puissances, d'abord on cric qu'il faut séparer les affaires de l'Église des affaires de l'État, et cela dans le- but de pouvoir agir impunément contre la foi jurée et se faire arbitre de tout, en écartant tous les obstacles. —Mais comme l'Église ne peut le souffrir patiemment, car ce serait pour elle déserter les plus grands et les plus sacrés des devoirs, et qu'elle réclame absolument le religieux accomplissement de la foi qu'on lui a jurée, il naît souvent entre la puissance spirituelle et le pouvoir civU des couffits dont l'issue presque inévitable est d'assujettir celle qui est le moins pourvue des moyens humains à celui qui en est mieux pourvu.
Ainsi, dans cette situation politique que plusieurs favorisent aujourd'hui, il y a une tendance des idées et des volontés à chasser tout à fait l'Église de la société ou à la tenir assujettie et enchaînée à l'État. La plupart des mesures prises par les gouvernements s'inspirent de ce dessein. Les lois, l'administration publi(iue,réducation sans religion, la spoliation
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Einsinodi de refenda civitaie seiiU-ntias ipsa liaLuralis ratio convincit, a veritato dissidere plurimum. — Quidquid enim potestatis usquam est, a Deo tamquam maximo augustissiiuoque fonte proficisci, ipsa natura testatili'. Iniperiuni autem populare, quod, nullo ad Deum respectu, in multitudine inesse natura dieitur, si praeclare ad suppeditanduni valet blandimenta et ilammas multarum eupiditatum, nulla quidem nititur ratione probabili, neque satis habere viriiun potest ad securitatem publicani quielamque ordinis constantiam. Revera bis doctrinis res inclinavere usque eo, ut liaec a pliirihus tamquam lex incivili prudentia sanciatur, seditiones posse iure ronflari. Valet enim opinio, nibilo principes pluris esse, quam delectos quosdam, qui voluntatem popularem «wequantur : ex quo fit, quod necesse est, ut omnia sint pariler cum populi arbitrio mutabilia, et timor aliquis turbariim semper impendeat.
De religione autem putare, nihil inter formas dispares et contrarias interesse, hune plane liabet exitum, noUe ullam probare iudicio, noUe usu.Atqui istudab atheismo,si nomine aliquid differt, re nihil differt. Quibus enim Deum esse persuasum est ii, modo constare sii)i nec esse perabsurdi velint, necessario intelligunt, usitatas in cultu divino rationes, quarum tanta est ditferentianiaximisque etiam de rebus dissimilitudo et pugna, a^que probabiles, aeque bonas, ieque Deo acceptas esse omnes non posse.
Sic illa quidlibet sentiendi litterarumque formis quidlibet exprimendi facultas, omni moderalione posthabita, non quoddam est propria vi sua bonum, quo societas humana iure laeletur : sed multorum malorum tons et origo. — Libertas, uL quae virlus est hominem perliciens, débet in eo quod verum sit, quodque bonum, versari : boni autem verique ratio nmtari ad hominis arbilrium non potest, sed manet semper eadem, neque minus est, quam ipsa rerum natura.
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et la destruction des Ordres religieux, la suppression du pouvoir temporel des Pontifes romains, tout tend à ce but : frap- |)er au cœur les institutions chrétiennes, réduire à rien la liberté de l'Étilise catholique et à néant ses autres droits.
La simple raison naturelle démontre coml)ien cette façon d'entendre le gouvernement civil s'éloigne de la vérité. — Son témoignage, en effet, suffit à établir que tout ce qu'il y a d'autorité parmi les hommes procède de Dieu, comme d'une source auguste et suprême. Quant à la souveraineté du peuple, que, sans tenir aucun compte de Dieu, l'on dit résider de droit naturel dans le peuple, si elle est éminemment propre à flatter et à enflammer une foule de passions, elle ne repose sur aucun fondement solide, et ne saurait avoir assez de force pour garantir la sécurité publique et le maintien paisible de l'ordre. En effet, sous l'empire de ces doctrines, les principes ont fléchi à ce point que, pour beaucoup, c'est, une loi imprescriptible en droit politique, que de pouvoir légitimement soulever des séditions. Car l'opinion prévaut que les chefs du gouvernement ne sont plus que des délégués chargés d'exécuter la volonté du peuple, d'oii celte conséquence nécessaire, que tout peut également changer au gré du peuple et qu'il y a toujours à craindre des troubles.
Relativement à la religion, penser qu'il est indifférent qu'elle ait des formes disparates et contraires, équivaut simplement à n'en vouloir ni choisir ni suivre aucune. C'est l'athéisme, moins le nom. Quiconque, en ettet, croit en Dieu, s'ilest conséquent etqu'ilne veuille pas tomber dans l'absurde, doit nécessairement admettre que les divers cultes en usage, entre lesquels il y a tant de différence, de disparité et d'opposition, même sur les points les pi us importants, ne sauraient être tous également vrais, également bons, également agréables à Dieu.
De même la liberté de penser et de publier ses pensées, soustraite à toute règle, n'est pas de soi un bien dont la société ait à se féliciter ; c'est plutôt la source et l'origine de beaucoup de maux. — La liberté, cet élément de perfection pour l'homme, doit s'appliijuer à ce qui est vrai et à ce qui est l)0n. Or, l'essence du bien et de la vérilé ne peut
incommutahilis. Si mens adsentiatur opinioiiibus falsis, si nialuni voluntas adsumat et ad id se applicet, pertectioiiem sui neutra consequitur, sed excidunt dignitate naturali et in corruptelam ambae delabuntur. Quaecunique sunt igitur virtuti veriLatique contraria, ea in luce atque in oculis hominum ponere non est aequum: gratia tutelave legum defendere, multo minus. Sola bene acta vita via est in coelum, quo tendimus universi; ob eamque rem aberrai civitas a régula et praescriptione naturae, si licentiam opinionum praveque t'actorum in tantum lascivire sinat, ut impune liceat mentes a veritate, animos a virtute deducere. Ecclesiara vero, quam Deus ipse constituit, ab actione vitae excludere, a legibus, ab institutione adolescentium, a societate domes" tica magnus et perniciosus est error. Bene morata civitas esse, sublata religione, non potest: iamque plus fortasse, quam oporteret, est cognitum, qualis in se sit et quorsum pertineat illa de vita et moribus philosopliia, quam civileni nominant. Vera est magistravirtutis etcustos morumEcclesia Ghristi : ea est, quae incolumia tuetur principia, unde officia duèuntur propositisque caussis ad honeste vivendum efficacissimis, iubet non solum fugere prave facta, sed regere motus animi rationi contrarios etiamsineeftectu. — Ecclesiam vero in suorum officiorum munere potestati civili velie esse subiectam, magna quidem iniuria, magna temeritas est. Hoc facto perlurbatur ordo, quia((uae naturalia sunt praeponuntur iis, quae sunt supra naturam : tollitur aut certe magnopere minuitur frequentia bonorum, quibus, si nulla re impediretur, communem vitani Ecclesia compleret : praetereaque via ad inimicitiasmunituretcertamina, quaequantamutrique reipublicae perniciem afferant, nimis saepe eventus demonstravit.
Huiusmodidoctrinas,quae nechumanae rationi probantur, etplurimum habent in civilem disciplinam momenti, romani
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changer au gré de l'homme ; mais elle demeure toujours la même, et non moins que la nature des choses elle est immuable. Si Fintelligence adhère à des opinions fausses, si la volonté choisit le mal et s'y attache, ni l'une ni l'autre n'atteint sa perfection, toutes deux déchoient de leur dignité native et se corrompent. Il n'est donc' pas permis de mettre au jour et d'exposer aux yeux des hommes ce qui est contraire à la vertu et à la vérité, et bien moins encore de placer cette licence sous la tutelle et la protection des lois. Il n'y a qu'une voie pour arriver au ciel, vers lequel nous tendons tous : c'est une bonne vie. L'État s'écarte donc des règles et des prescriptions de la nature, s'il favorise à ce point la licence des opinions et des actions coupables, ([ueron puisse impunément détourner les esprits de la vérité et les âmes de la vertu. — Quant à l'Église, que Dieu lui-même a établie, l'exclure de la vie publique, des lois, de l'éducation de la jeunesse, de la société domestique, c'est une grande et pernicieuse erreur. Une société sans religion ne saurait être bien réglée: et déjà, plus peut-être qu'il ne faudrait, l'on voit ce (jue vaut en soi et dans ses conséquences cette soi-disant morale civile. La vraie maitresse de la vertu et la gardienne des mœurs est l'Église du Christ. C'est elle qui conserve en leur intégrité les principes d'oii découlent les devoirs, et qui, suggérant les plus nobles motifs de bien vivre, ordonne non seulement de fuir les mauvaises actions, mais de dompter les mouvements de l'ànie contraires à la raison, quand même ils ne se traduisent pas en actes. Prétendre assujettir TÉglise au pouvoir civil, dans l'exercice de son ministère, c'est à la fois une grande injustice et une grande témérité. Par le fait même on trouble l'ordre, car on donne le pas aux choses naturelles sur les choses surnaturelles ; on tarit, ou certainement on diminue beaucoup l'affluence des biens dont l'Église, si elle était sans entraves, comblerait la société; et, de plus, on ouvre la voie à des haines et à des luttes dont de trop fréquentes expériences ont démontré la grande et funeste influence sur l'une et l'autre société.
Ces doctrines, qui; la raison humaine réprouve, et qui ont une influence si considérable sur la marrh(^ des choses
473 KPISIOLA E?JCYCLirA < IMMOilTALK DEI ».
Poiitifices decessores Nostri, cnm pi'obe iiilellif^ereiit quid a se postularet apostoliciim munus, impune abire nequaquam passi sunt. Sic Gregorius XVl per Encyclicas litterashoc initio Mirari vos die XV Augusti anno MDGCGXXXII, magna sententiarum gravitate eapei'culit, quae iam praedicabantur, in cultu divino nullum adhibere delectum oportere : integrnni singulis esse.quod malinl, de reb'gione indicare; solani cuique suani esseconscieiitiaiu iudicem : praeterea edere quae quisque senseril, itemqne res moliri novas in civitate licere. De rationibus rei sacrae rei(jue civilis distraliendis sic idem Pontit'ex : « Xequelaetiora et rebgioni et principatui ominari « posseraus e\ eomm vutis, qui Ecclesiam a regno separari, « mutuamque imperii cum sacerdotio concordiam abrumpi « dis'upiunt. Constat quippe, ptn'timesci abimpudentissimae « libertatisamatoribus concordiam illam, quae semper rei et « sacrae et civib fausta extitil et salutaris. » — ^ Non absiinili modo Pius IX, utsese opportunitas dédit, ex opinionibus talsis, quae maxime valere coepissent, plures notavit, easdemque postea in unum cogi iussit, ut scilicet in tanta errorumcolluvione haberent catliolici homines, quod sine oHensione sequerentur (Ì).
Ex iis autem Pontificum praescriptis illa omnino intelligi necesse est, ortum publtcae potestatis a Deo ipso, non amultilndine repeti oportere : seditionum licentiam cum ratione pugnare: officia religionis nullo loco numerare, vel uno modo esse in disparibus generibus affectos, nefasesse privatis hominibus, nefas civitatibus: immoderatam sentiendi sensusque paiam iactandi potestatem non esse in civium iuribus
(1) Eariiui iioDuullas indicare sufficiat.
Prop. XIX. — Ecclesia non est vera perfeclaque societas piane libera, nec pollet suis proprii? et conslantibus iuribus sibi a divino suo Fundatore collatis, sed civilis potestatis est defluire quae sint Ecclesiae iura ac limites, intra quos eadeui iura exercere qupat.
Prop. xxxix. — Reipublicae status, utpote omnium iurium oriijo et fons, iure quodam pollet unllis circumscripto limitibus.
Prop. LV. — Ecclesia a Statu, Statusque ab Ecclesia seiunsendus est.
Prop. Lxxix. — falsum est, civilem cuiusque cultas liber-
tatem. itemque plenam potestaiem omnibus attributam quaslibet opiniones coaitationesque palaui publiceque manifestandi, conducere ad populorum mores auimusquc fucilius currumpeu los, ac iudilleréulismi pestem propagandam.
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piil)li(liu's, les Pontifes Romains, Nos prédécesseurs, dans la pleine conscience de ce que réclamait d'eux, la Charge Apostolique, n'ont jamais sonfferl qu'elles fussent inipunémenl émises. C'est ainsi que, dans sa lettre encyclique « Miravi vos », du lo août 1832, Grégoire XVI, avec une grande autorité doctrinale, a repoussé ce que l'on avançait dès lors: qu'en fait de religion, il n'y a pas de choix à faire ; que chacun est maitre d'en juger à son aise, que chacun nç relève que de sa conscience et peut, en outre, pulilier ce qu'il pense et ourdir des révolutions dans l'Élat. Quant à la séparation de l'Église et de l'État, ce Pontife s'exprime en ces termes : « Nous ne « pouvons pas attendre pour l'Église et l'État des résultais « meilleurs des tendances de ceux qui prétendent séparer « l'Église de l'État, et rompre la concorde mutuelle entre le « sacerdoce et l'empire. C'est (|u'en etfet les fauteurs d'une « liberté effrénée redoutent celte concorde, (pii a toujours éié « si favorable et salutaire aux intérêts religieux et civils » — De la même manière Pie IX, chaque fois que l'occasion s'en présenta, a condamné les fausses opinions les plus eu vogue, et ensuite il en lit faire un recueil, afin que dans un tel déluge d'erreurs les catholiques eussent une direction sûre (1). De ces décisions des Souverains-Pontifes, il faut absolument admettre que l'origine de la puissance publique doit s'attribuer à Dieu, et non à la multitude; que le droit- à l'émeute répugne à la raison ; que ne tenir aucun compte des devoirs de la religion, ou traiter de la même manière les différentes religions, n'est permis ni aux individus ni aux sociétés ; que la liberté illimitée de penser et d'émettre en public ses pensées
(1) ]1 suffit d'en citer quelques-unes :
Prop. XIX. — L'Ëslise n'est pas une société vraie, parfaite, intlépeudante; elle ne jouit pas de droits propres et constants que lui ait conférés soû divin Fondateur, mais il appartient au pouvoir civil de définir quels sont les droits de l'Église et dans quelles limites elle peut les exercer.
Prop. XXXIX. — L'État, comme origine et source de tous les droits, jouit d'un droit illimité.
Prop. LV. — Il faut séparer l'Église de l'État et l'État de l'Église.
Proo. i,xxix. — . . . il est faux que la liberté civile des cuites et lu pleine faculté donnée à chacun de manifester ouvertement et publiquemeut n'importe quelles opinions ou pensées, aient pour conséquence de iiorrompre plus facilement les esprits et les mœurs et de [)ropuger la [•este de l'indifterence.
4?4 EPISTOLA ENCYCLLCA. • IM.MORt.VLE DEI ».
iieque in rebus gratia patrocinioque dignis ulla ratioiicpoiieiidam. — Similiter intelligi débet, Ecclesiam societatem esse, non minus quam ipsam civitatem, genere et iure perfectam : ncque debere, qui summam imperii teneant, committere uL sibi servire aut subesse Ecclesiam cogant, aut minus esse sinant ad suas res agendas liberam, aut quicquam de ceteris iuribus detrahant, quae in ipsam alESu Ghristo coìlata sunt.
— In negotiis autem mixti iuris, maxime esse secundum naturani itemque secundum Dei Consilia non secessionem allerius potestatis ab altera, multoque minus conlentionem, sei piane concordiam, eamque cum caussis proximis congruentem, quae caussae utramque societatem genuerunt.
Haec quidem sunt, quae de constituendis temperandisque civitatibus ab Ecclesia catholica praecipiuntur. — Quibus tamen dictis decretisque si recte diiudicari velit, nulla per se reprelienditur ex variis reipublicae formis, ut quae nihil habent, quoddoctrinaecatholicae repugnet, eaedemque possunt, si sapienter adbibeantur et iuste, in optimo statu tueri civitatem. — Immo neque illud perse reprelienditur, participem plus minus essepopulum rei publicae : quod ipsum certis in temporibus certisque legibus potest nonsolum ad utilitatem, sed etiam ad officium pertinere civium. — Insuper neque caussa insta nascitur, cur Ecclesiam quisquam criminetur, aut esse in lenitale facilitatequeplus aequo restrictam, autei, quae germana et ligitima sit, liber tati inimicam. — Revera si divini cultus varia genera eodem iure esse, quo veram religionem, Ecclesia iudicat non licere, non ideo tamen eos damnât rerum publicarura moderatores, qui, magni alicuius aut adipiscendi boni, aut prohibendi caussa mali, moribus atque usu patienter ferunt, ut ea habeant singula in civitate locum.
— Atque illud quoque magnopere cavere Ecclesia solai ut ad amplexandam fidem catholicam nemo invitus cogatur, quia, quod sapienter Augustinus monet, credere non potest homo nisivolens (1).
Simili ratione nec potest Ecclesia libertatem probare eam, quae fastidium gignat sanctissimarum Dei legum, debitamque potestati legitimae obedientiam exuat. Est enim licentia
(I) TvacL XXVI ili luan, n. -2.