X PRÉFACE
dans récole, comme font le père et la mère dans le sein du foyer domestique. L*État peut même intervenir pour le bien de l'enfant, quand les parents négligent absolument son instruction morale et religieuse (p. 245).
Peut-être s'étonnera-t-on de trouver en même temps une approbation sans réserve des fameuses lois prussiennes de mai (ISTO).
Le rôle important proposé à l'Académie à côté du ministre des cultes appartient à une meilleure inspiration.
Véconomie publique (L. VIII) n'est autre chose que le soin des intérêts matériels, en tant qu'il incombe à l'État. Ceci comprend à la fois le pouvoir financier de l'État et sa sollicitude pour les institutions générales ou spéciales d'utilité publique. L'élément autoritaire est très subordonné dans la seconde. Au contraire, il joue un rôle encore important dans le pouvoir financier, qui, outre la gestion du domaine public, les régales et les taxes de tous genres perçues à l'occasion d'un, service demandé ou reçu d'une fonction publique quelconque, comprend aussi le droit impérieux et si caractéristique de l'impôt.
La Théorie générale s'était suffisamment occupée des divisions du territoire et des unités collectives qu'elles renferment, communes, cercles, districts, départements, provinces (L. III, ch. vi). Il appartenait au Droit public de revenir sur la plus petite, mais la plus naturelle, la plus vivante, la plus importante même de ces divisions. Le livre IX est en effet consacré aux communes, et nous y relevons d'excellentes réflexions sur leur indépendance relative, l'organisation de leur suffrage, et surtout sur les différences, trop méconnues par nos lois, de la commune urbaine et de la commune rurale. ^
La Théorie générale avait également distingué les citoyens, les nationaux, les étrangers (L. II, ch. 21 et 22). Mais c'était uniquement pour montrer qui est étranger, national ou citoyen ? Elle réservait au Droit public le soin d'examiner leurs droits