‹ Le droit public international maritimeChapitre 26 sur 67 · CHAPITRE Vm · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vm

ASSISTANCE EN MER ET SECOURS AUX NAirPRAGÉS

SOMMAIRE. — Obligation de porter secours en cas de péril et de naufrage. — Fondement de cette obligation. — Mission qui appartient aux navires de guerre.

Le cérémonial maritime considéré comme un hommage à rindépendance des nations, est un moyen d'établir entre elles un signe visible de courtoisie réciproque et de mutuel intérêt. Mais, si Ton reconnaît la convenance et l'utilité de ces démonstrations, il faut accorder plus d'importance encore aux procédés dont la fin est de rendre plus efficace et effective cette niutuelle déférence entre nations. Le cas se présente lors des sinistres en mer ; il n'est pas rare que dans les nombreux contre-temps auxquels les navires sont exposés, il y ait des avaries, bris de mâture, manque de vivres, incendies accidentels ou spontanés, abordage, etc., qui causent assez de dommage pour entraîner la submersion et ne laisser souvent pour toute ressource à l'équipage que les canots et les petites embarcations si peu faites pour braver les tempêtes de l'Océan. Les conditions dans lesquelles l'assistance réciproque est due varient selon les périls qui menacent les navigateurs, selon que le naufrage est imminent et met non seulement le navire mais l'existence de l'équipage en danger.

Dans ces conjonctures diverses, qui sont des épisodes

Page 1