‹ Le droit socialChapitre 10 sur 95 · PREFACE DE L.V TROISIEME EDITION XIII · texte numérisé non relu

PREFACE DE L.V TROISIEME EDITION XIII

mois de juillet 1921, l'un d'eux, M. Digat, secrétaire de la fédération des P. T. T., a prononcé des paroles bien significatives. Après avoir mis les travailleurs en garde contre cet esprit mystique qui les porte à croire que tout peut être résolu par l'intervention d'un messie bienveillant ou d'un dictateur sympathique et montré l'œuvre détestable qu'accomplissent ceux qui laissent croire au peuple des usines^ que son émancipation est fonction de la prise du pouvoir par une équipe révolutionnaire^ M. Digat a dit : « Ça été le trait de génie de la, bourgeoisie de savoir démontrer que l'intérêt de la nation se confondait avec ses propres intérêts; et ceux qui ne trouvent à opposer que l'État prolétaire à un Etat capitaliste n ont qu une conception rétrograde et réactionnaire de l'organisation sociale \ »

Il n'est pas vrai de dire que la bourgeoisie a su ■ démontrer que ses intérêts se confondaient avec ceux de la nation. Ce qui est vrai, c'est qu'en fait il en était ainsi. La révolution de 1789 accomplie par la bourgeoisie a été une révolution vraiment nationale, plaçant au premier plan l'idée de patrie affirmant l'égalité de tous les individus dans le cadre de la nation. C'est précisément par là qu'elle a pu s'accomplir. Elle supprimait tous les privi-

I. Le Temps, 3i juillet 1921, p. 3, compte rendu du Congrès de Lille.

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