‹ Le droit socialChapitre 13 sur 95 · XVI IMIKIAGI-: DE L\ TROISIEME EDITION · texte numérisé non relu

XVI IMIKIAGI-: DE L\ TROISIEME EDITION

i^aste organisation^ la Confédération internationale du travail, qui devrait être l'union des confédérations du travail constituées dans chaque pays. En France, la C. G. T. prétendait réunir en elle, en une puissante union, tous les prolétaires, tous les salariés de l'industrie privée et des administrations, leur donner une direction et des cadres et les lancer pleins d'ardeur dans la guerre fraîche et joyeuse contre la bourgeoisie pour l'anéantir, supprimer le salariat et faire par la violence prolétarienne régner le paradis sur la terre.

La guerre internationale est divine, disait Joseph de Maistre ; la guerre des classes est également divine, pensait Sorel. « La violence dans la guerre des classes, disait-il, revêtira d'ailleure exactement le même caractère que dans la guerre internationale ; et dans l'une et l'autre la violence a ses limites. ^' « Les révolutions prolétariennes, écrivait Sorel en 1906, ne seront sans doute pas souillées d'abominations comme la révolution bourgeoise... Cette violence aura purement et simplement la valeur de démonstrations militaires; car tout ce qui touche à la guerre se produit sans haine et sans esprit de vengeance. En guerre on ne tue pas les vaincus ; on ne fait pas supporter aux êtres inoffensifs les conséquences des déboires que les armées peuvent avoir éprouvés sur le champ de bataille » (Mouvement socialiste, 1906, p. 161).

Prophéties enfantines et théories abominables

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