‹ Le droit socialChapitre 14 sur 95 · PREFACE DE LA TROISIEME EDITION XVII · texte numérisé non relu

PREFACE DE LA TROISIEME EDITION XVII

qui ne sont pas étrangères au déchaînement de barbarie et aux crimes dont les Allemands^ dans la guerre internationale^ et les Bolclievistes russes, dans la guerre civile, nous ont donné le hideux spectacle. A ce sujet, M. Maxime Leroy écrit très justement : « Par quels moyens pourra-t-on faire à la brutalité sa part, alors que la brutalité est de son essence même l'absence de modération, le triomphe de l'instinct.... Aujourd'hui nous pouvons juger à leur valeur de moralité et de vérité ces théories qui, au moment où elles jurent formulées, ne comportaient ni le fait russe, ni le fait de la grande guerre. Nous avons vu des êtres inoffensifs accablés par la vengeance de l'ennemi et le cœur frissonne encore des crimes de véritables tueurs de vaincus dont M. Sorel n'a pas prévu l'institution » (Loco citato, p. 69).

Lénine et sa bande, s' inspirant de cette doctrine, l'ont mise en application. Par la violence, ils ont imposé à Un pays de plus de 100 millions d'hommes la domination de quelques-uns. Suivant même V expression du dictateur russe, c'est une oligarchie qui s'est emparée en Russie de la toute puissance ; c'est à la discipline de fer d'un parti de fer que sont soumis les Russes. Une telle discipline ne ne peut résulter que d'une centralisation absolue, d'un régime oii les chefs doivent être armés de telle façon qu'ils dirigent dictatorialement la masse. « En arriver, écrit Lénine, à opposer la dictature

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