‹ Le droit socialChapitre 7 sur 95 · X PREFACE DE L.V TROISIEME EDITION · texte numérisé non relu

X PREFACE DE L.V TROISIEME EDITION

bien éloigné de nous. Au moment où la guerre a éclaté^ pendant les cmq années durant lesquelles elle s'est déroulée et dans l'effort qui s'accomplit depuis bientôt trois ans pour assurer d'une manière aussi solide que possible la paix du monde, le sentiment national de tous les peuples s'est affirmé et s'affirme avec une intensité qui dépasse toute expression et qui ruine de fond en comble l'affirmation catégorique de Marx. A la veille du jour où l'ambition allemande a déchaîné la catastrophe, dans leur foi aveugle aux doctrines marxistes, nos socialistes et nos syndicalistes ne nous disaient-ils pas que la force du prolétariat international rendrait impossible toute guerre entre les grandes puissances de l'Europe, et que spécialement la démocratie sociale allemande s'opposerait toujours à une déclaration de guerre que tenterait de faire le gouvernement impérial à la démocratie française? Quelle illusion ! Les social-démocrates du Reichstag ont voté à l'unanimité les crédits de guerre et, comme tout le peuple allemand, les socialistes d'au delà du Rhin se sont lancés avec enthousiasme dans la guerre fraîche et joyeuse. Quand ils sont arrivés au pouvoir après la chute du gouvernement impérial, n'ont-ils pas continué la politique nationaliste et impérialiste de Bismark et de Guillaume II ? Les Bolchevistes russes eux-mêmes n'ont-ils pas pratiqué à l'extérieur la politique nationale héritée du tzar ?

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