I. Rapport, cité à la note précédente, /. off., p
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ambassadeurs, préside les cérémonies, donne des bals et des dîners, va aux courses, mais dont Taclion politique est réduite à rien. On redoute la dictature d'un chef d'Etat élu au suffrage direct et universel. Crainte chimérique. Celte dictature ne serait possible que si elle pouvait s'appuyer sur la prépondérance d'un élément militaire à l'esprit prétorien. Or je crois bien que depuis l'insuccès du Boulangisme, depuis l'affaire Dreyfus, depuis le service de deux ans, cette prépondérance et cet esprit ont heureusement disparu sans retour. D'ailleurs pour parler franc, la toutepuissance politique appartient aujourd'hui en réalité bien moins aux Chambres qu'au Conseil des ministres, qui en droit est l'intermédiaire poliliquement responsable entre le Président de la République et le Parlement, qui en fait est une sorte de comité de salut public qui, à l'aide de moyens extra-parlementaires, peut, s'il le veut bien, conserver le pouvoir à son gré '. Sa responsabilité politique
I. On racontp qu'au déjeuner de Marienbad (août 1907), Edouard VU ayant demandé à M. Clemenceau, président du Conseil, combien de temps il pensait rester encore aux alfaires, celui-ci lui aurait répondu : « Sire, tant que je voudrai. » Je ne sais si l'anecdote est vraie; en tout cas la réponse attribuée au président du Conseil est le résumé tout à iait exact de la situation politique actuelle. — Je