‹ Le dualisme logiqueChapitre 11 sur 90 · Was darf ich hoffen · texte numérisé non relu

Was darf ich hoffen

Kritik der reinen Vernunft, II.Aufl., Transe. Method., Von dem Idéal des hochsten Guts, vol. III, Ed. de l'Acad. de Berlin, p. 522-523. — Cf. Briefwechsel, An Stàudlin, 4 mai 1794, vol. XI (II) de l'Acad. de Berlin, p. 419. — Logik, Ed. Jâsche, Einleitung.

Métaphysique de la nature ne peut fournir la solution cherchée qu'en tant qu'elle conduit, par la Métaphysique de la Morale à la Religion dans les limites de la Raison. En d'autres termes, Kant commence bien par le problème de la Métaphysique de la nature, mais pour le faire justement précéder par le problème de la Science de la nature et suivre par les problèmes de la Métaphysique de la Morale et de la Religion dans les limites de la Raison. Voici, en effet, la marche de la pensée de Kant. 11 commence par se demander : « Jusqu'oii puis-je espérer arriver avec la raison alors que tout concours de l'expérience m'est enlevé? C'est-à-dire : dans quel sens ou dans quelle mesure cette science par excellence de la raison, qui est la Métaphysique, est-elle possible ? car la Métaphysique n'est autre chose que l'inventaire des connaissances dues à la raison pure^ » Or, pour résoudre la question posée, dit Kant, examinons toutes les sciences qui tiennent de la raison pure et qui sont reconnues comme sciences, et voyons comment elles sont arrivées à être telles, afin de procéder de môme avec la Métaphysique. Ces sciences sont arrivées à être ce qu'elles sont par une sorte de révolution copernicienne qui les a fait naître du rapport entre nos facultés de connaître (la sensibilité et la raison sous forme d'entendement) plutôt que -

1. Nur dass hier die Frage aufgeworfen wird, wie viel ich mit derselben (Vernunft), wenn mir aller Stoff und Beisland der Erfahrung genommen wird, etwa auszurichten hofTen dûrfe... Nun ist Metaphysik... nichts als das Inventarium aller unserer Besitze durch reine Vernunft, systematisch geordnet. » Kritik der reinen Vernunft, I.Aufl., Vorrede, vol. IVdel'Ed. de l'Acad. de Berlin, p. 10, 13.

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de l'objet que ces sciences devaient expliquer'. C'est-à-dire que la source de la connaissance est la sensibilité soumise à l'entendement comme l'objet auquel celui-ci applique ses fonctions, et que la source de l'erreur est la sensibilité en tant qu'elle influe sur l'action de l'entendement et le détermine à juger*.

Voilà en quoi consiste la science proprement dite. Elle vient du rapport entre la sensibilité et la raison (c'est-àdire de la raison sous forme d'entendement ou de la raison en tant qu'appliquée à la sensibilité) et nullement de la raison pure en tant que telle. Or, s'il en est ainsi, en quoi pourrait consister la Métaphysique ou la science par excellence de la raison? Que sont au juste les idées de la raison? D'abord, il est évident que ces idées ne sauraient être des connaissances scientifiques, vu que de pareilles connaissances ne viennent que du rapport entre la sensibilité et l'entendement ^ Mais que sont-elles? Elles ne sont pas non plus de pures chimères, car elles ont un objet et elles ne s'imposent pas à nous au hasard, mais suivant des lois*. Elles ne sauraient donc être que des

i. Kritik der reinen Vernunft, II. AulL, Vorrede, p. 9 et suiv., vol. III.

2. « Die Sinnlichkeit, dem Verstande untergelegt, als das Object, woraufdieser seine Function anwendet, ist der Quell realerErkenntnisse. Eben dieselbe aber, so fern sie auf die Verstandeshandlung selbst einfliesst und ihn zum Urteilen bestimmt, ist der Grund des Irrtums. » {Ibicl., Dialekt., Einleitung, p. 235, note).

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