Loc. cit
4. «... Idée ganz nolwendig in der Vernunft nach ibren urspriinglichen Gesetzen erzeugt worden ». [Ibid. Von den diaiektischen Schlûssen der reinen Vernunft, p. 261).
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concepîs problématiques '. Par conséquent la rai?on spéculative (la Métaphysique de la nature) est loin de donner une réponse complète à la queslion qu'elle se pose. Toutefois, elle est telle qu'il nous reste encore à savoir si la raison pratique ne pourrait pas satisfaire dune manière plus complète à nos aspirations métaphysiques. Car : 1° nous venons de voir que nous pouvons avoir certains concepts, bien qu'uniquement problématiques, des objets qui correppondent aux idées de la raison spéculative (théorique) ; 2° nous devons encore 'savoir qu'il y a une liaison bien étroite entre la raison théorique et la raison pratique : tout intérêt de la raison se ramène aux trois questions suivantes : i° Que puis-je savoir? 2° Que dois-je faire? 3° Que m'est-il permis d'espérer? Et, si la première question est purement spéculative, si la seconde est purement pratique, la troisième est à la fois pratique et théorique ; de sorte que la question pratique conduit à la solution môme de la question théorique -. Et en effet, dit Kant, la première question qui se pose dans la Critique de la raison"^ pratique est de savoir si la raison suffit à elle seule, c'est-à-dire sans le concours de l'expérience, à
\. « Besser wùrde man sich doch und mit weniger Gefalir des Missverstândnisses ausdriicken, wenn man sagte : dass wir vom Object, welclies einer Idée correspondiert, IceineKenntnis, obzwar einen problematisclien Begriff haben kônnen ». [Ibid.)
2. « jDie ei'ste Frage ist blos spekulativ... Die zweite Frage ist blos praktisch... Die dritte Frage... ist praktisch und theoretisch zugleich, so dass das Praktische nur als ein Leitfaden zu Beantwortung der theoretischen und, wenn dièse hoch geht, speculativen Frage fûhrt. » [Method., Von dem Idéal des hôchsten Guts, p. 522-523).
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déterminer la volonté. Or, la position de celte question nous fait avant tout penser à la liberté posée comme possible par la Critique de la raison pure. De sorte que la solution de cette question dépend du fait de trouver uae certaine manifestation effective de la liberté posée comme possible par la Critique de la raison pure '. Or, on trouve celte manifestation si on analyse les jugements que les hommes émettent sur la légitimité de leur action ^ Cependant la Morale ne peut pas se suffire à elle-même. Car quelque moral qu'il soit, l'homme ne parvient jamais à vaincre complètement le mauvais principe qui est en lui à côté du principe du bien. Par la Morale seule, l'homme
1. « Hier ist also die erste Frage : ob reine Vernunft zur Bestimraung des Willi=ns fiir sich allein zulange, oder obsie nur aïs empirisch-bedingte eiu Bestimmungsgrund derselben sein kônne. Nun tritt hier ein durch die Kritik der reinen Vernunft gerechtfertiglM', obzwar keiner empirischen Darstellung fàhiger Begriff der Causalilàt, nàmlich der der Freiheit, ein, und wenn wiv anjezt Grûnde ausfindig machen kônnen, zu beweisen, dass dièse Eigenschaft dem menschlichen Willen (und so auch dem Willen aller vernûnftigen Wesen) in der Tat zukorame, so wird dadurch nicht allein dargetan, dass reine Vernunft praktiscli sein kônne, sondera dass sie allein und nicbt die empirisch-beschriinkte unbedingterweise praktisch sei....» (Kritik der praktischenVernurift, Einleitung, vol. V, p. Ib.)
2. « Das vorher genanate Factum ist unleugbar. Man darf nur das Urteil zergliedern, welches die Menscben ûber die Gesetzmàssigkeit ihrer Handlungen fâllen : so wird man jederzeit fmden, dass,was auch die .Neigung dazwischen sprechen mag, ihre Vernunft dennoch, unbestechlich und durch sich seibsl gezwungeu, die Maxime des Wiliens bei einer Handlung jederzeit an den reinen Willen halte, d. i. an sich selbst, indem sie sich als a priori praktisch
betrachtet » (lôirf., Analytik, I. Hauptstûck, Von den Grundsâtzen
der reinen praktischen Vernunft, par. 7, Folgerung, Anmerk., p. 32 et suiv.)
n'accomplit donc que bien imparfaitement sa destinée. C'est que la Morale doit conduire à la Religion *. Mais par quelle voie la Morale conduit-elle à la Religion? C'est par une révolution spirituelle aussi radicale que possible ou, plus précisément, par le christianisme plongé aussi profondément que possible dans le rationalisme.
Mais la nature de la présente étude ne nous permet pas de suivre plus longuement Kant dans le domaine de sa métaphysique. — Ce qui nous préoccupe ici, c'est la manière dont Kant pose et résout le problème de la science qui le conduit à la manière dont il pose et résout le problème de la métaphysique. — Nous allons donc maintenant passer à la seule considération de la Critique de la raison pure qui pose le problème de la science.
En se posant le problème de la science, Kant se trouve en présence du dualisme de la sensibilité et de la raison. Mais, se dit-il, la véritable science s'exprime toujours par des jugements synthétiques a priori. Or, dire jugement synthétique a priori, c'est dire accord de la sensibilité et de la raison. — Comment donc la science peut-elle surgir du rapport de ces deux termes si opposés l'un à l'autre? Comment des jugements synthétiques a priori sont-ils
1. <( Moral fOhrt unumgànglicti zur Religion. » {Die Religion innerhalb der Grenzen der blossen Vernunft, Vorrede zur ersten Auflage, vol. VI, p. 6) ... Die erhabene, nie vôllig erreichbare Idée eines ethischen gerneinen Wesens verkleinert sich sehr unter menschlichen Hànden... Ein moralisches Volk Gottes zu stiften, ist also eia Werk, dessen Ausfuhrung nicht von Menschen, sondera nur von Gott selbst erwartet werden kann. Deswegen ist aber doch dem Menschen nicht erlaubt, in Ausehung dièses Geschaftes untàtig zu sein.... » {Ibid., Von dem Siège des giiten Prinzips ûber das base, p. 100-101.)
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possibles? Voilà la question fondamentale à résoudre *. Kanl résout cette question en atténuant le dualisme donné, c'est-à-dire en faisant appel à l'entendement dont la fonction est à la fois sensible et intellig^ible. — Notre connaissance, dit-il, commence par les sens, passe de là à l'entendement et finit par la raison *. Qu'est-ce que l'entendement? D'une part il vient, probablement, de la même source que la sensibilité '. D'autre part il n'est que la raison elle-même, mais une raison en quelque sorte descendue dans son application à la sensibilité et non pas la raison absolument pure *. D'où vient donc la science?
1. Kritik der reinen Verniinft, II. Aufl., III. Einleitung, par. 6.
2. « Aile unsere Erkenntnis Iiebt von den Sinnen an, geht von da zum Verstande und endigt bei der Vernunft. » — (Kritik der reinen Vernunft, Dialektik, Von der Vernunft ûberhaupt, II. Aufl., vol. III, p. 237.)
3. « Nur so viel scheint zur Einleitung oder Vorerinneruiig nôtig zu sein, dass es zwei Stamme der menschlichen Erkenntnis gebe, die vielleicht aus einer gemeinscbaftlichen, aber uns unbekannten Wurzel entspringen, nàmlich Sinnlichkeit und Verstand. » — {Kritik der reinen Vernunft, Einleitung, II. Aufl., vol. III, p. 46.)
4. « Der Erapirismus der reinen Verniinft: Gesunder Verstand ». [Reflexionen, Ed. Benno Erdmaun, vol. II, p. 59.) — « Der Verstan i mag ein Verraôgeii der Einheit der Erscheinungen vermittelst der Regela sein, so ist die Vernunft das Verraôgen der Einbeit der Verstandesregeln unter Prinzipien. Sie geht also niemals zunàchst auf Erfahrung oder auf irgend einen Gegenstand, sondern auf den Verstand, uni den mannigfaltigen Erkenntnissen desselben Einheit a priori durch Be^riffe zu geben, welche Vernunfteinheit heissen mag und von ganz anderer Art ist, als sie von dem Verstande geleistet werden kann. » {Kritik der reinen Vernunft, II. Aufl., Dialektik, Von der Vernunft ûberhaupt, p. 239.) — « Man kann jene, welche die Kategorie ausdrùckt, Verstandeseinheit nenneu. » {Dialektik, Von den transcendentalen Ideen, p. 233.) — « Wenn also reine Vernunft auch auf Gegenstilnde geht, so bat sie docb auf dièse und deren Anschauung keine unmittelbare Beziehung, son-
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La science, dit Kant, est possible grâce à l'accord entre la sensibilité et l'enlendement ou la raison en tant qu'appliquée à la sensibilité, en tant qu'aperception transcendantale, unité synthétique d'aperception, identité du moi primitivement donnée '. Notre connaissance vient des deux éléments suivants : l'intuition de la sensibilité, réceptive, et le concept de l'entendement, actif. Sans la sensibilité aucun objet ne nous serait donné et sans l'entendement aucun ne serait pensé. Les pensées sans contenu (objet, matière sensible) sont vides, les intuitions sans concepts sont aveugles. L'entendement ne peut rien percevoir et les sens ne peuvent rien penser. La connaissance ne peut résulter que de leur union ^ — Or, comment leur union est-elle possible? Quels sont d'abord les éléments qui opèrent le passage de la sensibilité à l'entendement? C'est avant tout l'origine commune de ces deux facultés K Mais ce sont surtout l'espace et le temps. Car : l'espace et le temps sont des intuitions a priori ou de simples formes de la sensibilité ; du fait que l'espace et le temps, dans lesquels nous sont donnés tous les objets à connaître, sont des intuitions a priori ou de
dern nur auf den Verstand und dessea Urteile, welche sich zunàchst an die Sinne und deren Anschauung wenden, um |diesen ihren Ceg^nstand zu bestimmen. » [Dialektik, Yon dem reinen Gebrauclie der Vernunft, p. 242.)
1. Kritik der reinen Vernunft, II. Aull., Transcendentale Déduction der reinen Verstandesbegriffe, par. d5 et suiv., p. 107 et suiv., vol. III.
2. Ibid., Transe. Loyik, Einleitung, Von der Logik ûberhaupt, p. 74-75.