‹ Le dualisme logiqueChapitre 18 sur 90 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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et qu'il affirme que la nature dérive de la simple activité du moi? Oui, Fichte accorde trop au moi. Car la vérité est que la nature aussi bien que le moi dérivent d'un principe supérieur : de Dieu, qui est transcendant et non pas immanent au monde. Dans son opuscule Sw la possibilité d'une forme de la philosophie en général, Schelling nous dit en propres termes qu'il est parti de la manière dont Fichte avait complété Reinhold*. Et, en effet, dans Vom Ich als Prinzip der Philosophie (179S), il ne fait que disserter sur la philosophie de Fichte. Mais déjà il y insiste tellement sur le moi absolu, comme condition suprême à la fois du moi et du non-moi, que ce n'est plus la philosophie même de Fichte qu'il professe. De sorte qu'en arrivant au Premier essai d'un système de la philosophie de la nature^ et surtout au Système de l'idéalisme transcendantal^, Schelling, tout eu croyant développer Fichte, prépare manifestement la célèbre « dispute Fichte-Schelling o. Cette dispute est extrêmement curieuse. Si j'ai été porté à accepter la doctrine de Fichte, dit Schelling, c'est parce que cette doctrine m'a paru soutenir le théisme transcendant. Or, Fichte lui-même déclare n'avoir jamais soutenu cette thèse. La vérité est, réplique Schelling, que le Fichte actuel n'est plus le Fichte de jadis*. Ainsi, dit Schelling, nous pouvons con-

1. Schelling, Veber die Môglichkeit einer Form der Philosophie ùberhaupt, 1794, p. 87-88, vol. I de l'édition Schelling fils.

2. Erster Entwurf eines Systems der Natiirphilosophie, 1799, Sàmmtliche Werke, vol. III (I. Abt.).

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