‹ Le dualisme logiqueChapitre 20 sur 90 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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4. Logische Untersuchungen, Berlin 1840, t. I, Vorwort zur zweiteii Auflage.

fin. Voilà ce que Kant devait dire pour donner une base ^ vraiment solide à sa thèse K

On voit quelle est, dans ses grandes lignes, l'histoire du kantisme en Allemagne depuis Kant jusqu'à Trendelenburg : Kant prend le dualisme comme une donnée et cherche à en concilier les termes au moyen de l'entende- ' ment. Fichte dit que nous devons, en effet, partir du dualisme. Mais, ajoute-t-il, toute la question est de savoir d'oij vient ce dualisme. Ce dualisme n'est autre chose que les deux premières positions de l'être, d'abord sous la forme du moi, puis sous la forme du non-moi. Schelling admet avec Fichte que nous devons nous demander d'oà vient le dualisme. Seulement il est loin d'admettre l'explication de Fichte. Car dans ce cas on fait du moi le créateur même du monde et, par suite, on substitue le moi à Dieu. Aussi dit-il que les termes du dualisme (le moi et le nonmoi) sont tous les deux des termes absolument dérivés, à savoir les créations d'un Dieu transcendant. Hegel admet avec ScheJling que le moi (la pensée) et le non-moi (l'être) dérivent l'un et l'autre d'un principe suprême (Dieu) ; mais il trouve inconséquent de dire que ce troisième terme (le principe suprême ou Dieu) est transcendant au monde (au dualisme). Non, les termes du dualisme constituent les étapes mêmes de la marche de l'être suprême, qui commence avec le non-moi (non avec le moi comme l'avait cru Fichte) et qui se continue parle moi (par la pensée) pour finir dans l'être absolu ou dans

1. Historische Beitràge zur Philosophie, t. III, Berlin, 1867, VII. Beitrag : Ueber eine Lticke in Kants Beweis von der ausschliessenden Subjectivitiit des Baumes und der Zeit.

la raison absolue, c'est-à-dire en Dieu. Trendelenburg est un tiégélien qui reproche à Hegel d'avoir par trop identifié la pensée et l'être. La pensée et l'être ne sont que tout au plus les deux faces d'une seule et môme chose (le mouvement finaliste) et nullement la même chose à des degrés divers. En d'autres termes, la pensée n'est pas un simple développement de l'être; mais le processus profond du monde (le mouvement finaliste) produit à la fois la pensée et l'être, bien qu'il produise l'être uniquement en vue de la pensée.

''- Si nous avons laissé de côté les philosophes post-kantiens de la force d'un Fries, d'un Herbart, d'un Schopenhauer, d'un Beneke, etc., c'est que, — quoi qu'on en dise, — ils ont suivi une toute autre voie que celle tracée parKant. Ainsi, Fries est un crusien plutôt qu'un kantien de même que Herbart est un leibnizien, que Beneke est un friesien, etc.

Considérons, par exemple, Fries. Celui-ci, que son théisme, plus accentué encore que celui de Schelling, empêche d'être dogmatique en matière de science proprement dite, s'écrie, en effet : « Revenons à Kant ' ». Cependant, il se hâte d'ajouter immédiatement : mais « Revenons à Kant » ne doit pas signifier poser le problème de la science dans les termes mêmes de Kant. Car si Reinhold, Fichte et Schelling sont arrivés à donner au problème de la connaissance cette forme dogmatique, qui les caractérise, la faute en est aussi à Kant lui-même*.

1. Fries, Reinhold, Fichte und Schelling, Leipzig, 1803, p. 198.

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