‹ Le dualisme logiqueChapitre 21 sur 90 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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Après avoir dit qu'il faut distinguer entre la Critique ( la Philosophie transce7idantale , Kant néglige de faire cetle distinclion. C'est pourquoi il n'a pas vu que la véritabl forme du problème de la connaissance consiste dans rapport entre la connaissance immédiate et la connaissance médiate, et que le critérium de la vérité consi-: en dernière analyse dans la force avec laquelle la croyance à cette vérité s'impose à nous. Ainsi, Fries, dont la philosophie ressemble extrêmement à celle de Schleiermacher, poursuit, à première vue, le même but métaphysique que Kant : poser la croyance par la limitation de lu science. Cependant, tout comme Schleiermacher, il trou^ que Kant, et par suite Reinhold, Fichte, Schelling, ne Vd pas assez loin dans la limitation de la science. De sorte qu'il voudrait, au fond, un juste milieu entre la conception de Kant qui accorde trop peu à la croyance et la conception de Jacobi qui accorde trop à la croyance. Or. ce juste milieu est tel, précisément, qu'il n'est, en dernière analyse, que cette conception de Crusius qui réduisait l'intelligible au sensible. Si des disciples de Fries, M. Nelson, par exemple, se considèrent comme de purs kantiens, c'est qu'ils ont compris Kant bien à leur façon et nullement à la manière même de Kant. Herbart représente la direction absolument inverse. C'est un leibnizien ou, plutôt, un wolffien. En effet, il est l'adversaire par excellence de l'intuition ^ Certes, il nous dit qu'il ne cherche autre chose qu'à compléter Kant^ Mais de quelle

1. Herbart, Lehrbuch cwr Einleitimg in die Philosophie, 1813, Ed. Harlenstein, vol. I, p. 46-47 et suiv.

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