Logik, p
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Par conséquent, Cohen explique la science en s'efforçant de montrer comment le sensible ne s'explique que par l'intelligible et comment il n'existe que pour lui. — Quant aux grandes conclusions philosophiques que Cohen tire de cette explication, nous en avons déjà mentionné quelques-unes au commencement de ce paragraphe (5).
6. Husserl va beaucoup plus loin que Cohen dans la voie de la subordination du sensible à l'intelligible. Dans son article Philosophie als strenge Wissenschaft, Husserl nous dit assez clairement en quoi consiste le but suprême qu'il poursuit *. C'est une sorte de Cognoscetis veritatem €t Veritas liherahit vos de l'Evangile. Husserl est, en effet, le philosophe par excellence de la vérité, ou plutôt de la rigueur logique. Il pousse à ses dernières limites la subordination du sensible à l'intelligible, mais en gardant toujours, toutefois, la tendance conciliatrice de Kant.
1. « Seit den ersteu Anfangen hat die Philosophie den Anspruch erhoben, strenge Wjssenschaft zu sein, und zwar die Wissenschaft, die den hôchsten theoretischen Bedûrfnissen Genùge leiste und in ethisch-religioser Hinsicht eiu von reinen Vernunftnormen geregeltes Leben ermôgiiche. Dieser Anspruch ist bald mit grôsserer, bald mit geringerer Energie geltend ge-nacht, aber niemals ganz preisgegeben worden. Auch nicht in den Zeiten, in denen Interessen und Fahigkeiten fur reine Théorie zu verkûmmern drohten, oder religiose Miichte die Freiheit theoretischer Forschung unterbanden... Die nachfoigenden Ausfûhrungen sind von dem Gedanken gelragen, dass die hôchsten Interessen menschlicher KuUur die Ausbildung einer streng wissenschaftlichen Philosophie fordern; dass somit, wenn eine philosophische Umwendung in uuserer Zeit Recht haben soll, sie jedenfalls von der luteiition auf eine Xeubegriindung der Philosophie im Sinne strenger Wissenschaft beseelt sein muss... » [Logos, vol. 1, 1910-1911, Husserl : Philosophie als strenge Wissenschaft, p. 289, 293 et suiv.).
Pour atteindre son but, il remplace le dualisme kantien par le dualisme de l'idée qui cherche à se réaliser et de l'acte par lequell'idée aura à se réaliser. Ce qui préoccupe donc Husserl, c'est le caractère absolument nécessaire de la science. Par là il a certes de grandes ressemblances avec Cohen; mais pour bien le caractériser il faut le considérer dans son exclusivisme particulier qui dépasse de beaucoup en intensité celui de Cohen. D'oii le besoin pour lui d'une logique absolement pure qui montre comment le fait suppose l'idée dans la constitution de la science. Cohen ne va pas aussi loin que Husserl dans son idéalisme et dans son antipsychologisme. Cohen dit tout au plus que le sensible est découvert par la pensée et que la psychologie ne commence pas mais qu'elle finit l'étude de la pensée *. Husserl ne saurait nullement admettre une pareille conception. Il veut une logique absolument pure. Aussi s'efîorcet-il avant tout de fonder la logique usuelle (appliquée) sur la logique pure, ou, ce qui revient au même, de montrerque la logique a tout son fondement et tout son sens en elle-même. Cette idée d'une logique pure, il la trouve, nous dit-il, chez Kant, bien que celui-ci n'en ait parlé qu'accidentellement. Kant avait distingué entre une logique générale pure et une logique générale appliquée, mais sans insister sur leurs rapports réciproques. Husserl fait de cette distinction son point même de départ, mais en l'épurant de la distinction de Kant entre entendement et raison etc. ^ Cependant, avant de donner la logique pure
i. Cohen, Logik, p. 19, 28 et suiv.
2. « la der Tat hofft die folgende Untersuchung es deutlich zu machen, dass die bisherige und zumal die psychologisch fundierte
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comme base à la logique appliquée, il s'agit : 1" de détruire Fancienne base, — c'est-à-dire la base psychologique, — et de montrer qu'elle n'est nullement la véritable base de la logique (et c'est ce que Husserl fait par ses (c Prolégomènes à la logique pure»); 2° il faut montrer que le problème de la science demande en effet
Logik der Gegenwajt den eben erorterten Gefahreu fast ausnahmslos unterlegen ist, und dass durch die Missdeutung der tbeoretischen Grundlagen und durch die hieraus erwachsene Gebietsvermengung der Fortschritt in der logischen Erkenntnis wesentlich gehemmt worden ist... Das Ergebnis unserer diesbeziiglichen Untersuchung ist die Aussonderung einer neuen und rein theoretischen Wissenschaft, welche das wichtigste Fundament fiir jede Kunstlehre von der wissenschaftlichen Erkenntnis bildet und den Charakter einer apriorischen und rein demonstrativen Wissenschaft besitzt. Sie ist es, die von Kant und den tibrigen Vertretern einer « formalen » oder « reinen » Logik intendiert, aber nach ihrem Gehalt und Umfang nicht richtig erfasst und bestimmt worden ist... Wir finden uns, dem Allgemeinsten nach, auf Kanfs Scheidung der reinen und angewandten Logik zuriickgefiihrt. în der Tat, den hervorstechendsten seiner diesbeziiglichen Aeusserungen konnen wir zustimmen. Freilich nur unter passenden Cautelen. Z. B. jene verwirreaden rnytischen BegrifTe, die Kant so sehr liebt und auch zur fraglichen Abgrenzung verwendet, ich meine die Begriffe Verstand und Vernunft, werden wir natûrlich nicht in dem eigentlichen Sinne von Seelenvermôgen acceptieren... Die Termini Verstand und Vbinunft nehraen wir vielmehr als blosse Anzeigen fiir die Riclitung auf die « Denkform » und ihre idealen Gesetze, welche die Logik im Gegensatz zur empirischen Psychologie der Erkenntnis einzusclilagen hat. Also nach derartigen Einschriinkungen, Deutungen, niiheren Bestimmungen fiihlen wir uns Kant's Lehren nahe... Wir stimmen mit Kant in der hauptsàchlichen Tendenz ûberein, wir linden aber nicht, dass er das Wesen der intendiertenDisciplinklar durchschaut und sie selbst, nach ihrem angemessenen Gehalt, zur Darstellung gebracht hat » {Logische Untersuchung en, L Teil, Prolegomena zur reinen Logik, Halle, 1900, par. 2, p. 7; par. 3, p, 8, par. 58, p. 214-215).
une logique appliquée fondée sur une logique pure (cl c'est ce que Husserl fait par sa « Phénoménologie » 'j.
Qu'est-ce donc que la logique pour Husserl"? Selon les psychologistes, dit Husserl, la Logique est, par rapport à la Psychologie, comme une certaine technologie chim i-iue par exemple est par rapport à la Chimie ou comme Tart de mesurer les champs esL par rapport à la Géométrie, etc. '. Cependant Kant avait déjà dit dans sa logique publiée par Jâsche : « Certains logiciens supposent des principes psychologiques dans la logique. Cela est aussi absurde que de dériver de la vie de tous les jours la Morale. Si nous prenions les principes logiques dans la psychologie, c'est-à-dire si nous les tirions de simples observations sur notre entendement, alors nous verrions seulement la manière dont la pensée se manifeste au milieu de différents obstacles et conditions subjectives; ce qui nous conduirait à des lois simplement contingenf.es. Or, en logique, il n'est pas question de règles contingentes mais
{. Logiache Untersuchungeii, II. Teil, L'iitersuchungen ziir Phànomenologie, Halle, 1901.
2. Comme l'œuvre de Husserl n'est pas encore terminée, nous aurons à analyser ici surtout ses Prolégomènes à la logique pure, qui sont comme le programme même de sa philosophie. — Dans notre étude sur Husserl, nous nous sommes servi aussi de l'étude de M. Victor Delbos publiée dans le recueil intitulé La Philosophie allemande au xix^ siècle, Paris, Alcan, 1912.
3. « Hier stossen wir auf die Stieitfrage nach dem Verhiiltnis zwischen Psychologie und Loû'ik; denn auf die angeregten Frageu hat eine, gerade in unserer Zeit herrschende Richtung die Antwort fertig zur Hand : Die wesentlichen theoretischen Fundameute liegen in der Psychologie. Die Logik verhalt sich zur Psychologie wie irgend ein Zweig der chemischen Technologie zur Cheraie, wie die Feidmesskuiist zur Géométrie u. dgl. » (Ibid., par. 17, p. 51).
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de règles nécessaires; en logique, il ne s'agit pas de savoir comment nous pensons mais comment nous devons penser. De sorte que les règles de logique ne doivent pas être tirées de l'usage contingent mais de l'usage nécessaire de la raison, usage qui se trouve en soi, sans aucune psychologie. En logique nous ne cherchons pas à savoir comment l'entendement est et pense, ou comment il s'est réellement conduit jusqu'ici, mais comment il devrait penser ou se conduire. La logique doit nous apprendre l'usage légitime de l'entendement, c'est-à-dire Taccord de celui-ci avec lui-même ». — Et Herbart a dit presque la même chose'. Mais de pareils arguments n'embarrassent nullement les psychologistes. Car voici ce qu'ils répondent. L'usage de l'entendement, si nécessaire qu'il soit, n'en reste pas moins un usage de l'entendement qui, comme tel, appartient à la psychologie. La pensée, telle qu'elle doit être, n'est qu'un cas particulier de la pensée telle qu'elle est. Certes, la psychologie s'occupe des lois naturelles de la pensée, c'est-à-dire des lois de tous les jugements en général, qu'ils soient vrais ou faux. Mais il serait absurde d'en conclure que par Jà elle ne s'occupe pas de ces jugements spéciaux qui constituent la vérité. Car que signifie bien juger, sinon juger conformément à la nature de notre esprit ? Si la logique n'est pas la physique de la pensée, elle n'est rien du tout ^ — Telle
1. Par. 19, p. 53-54. — (Cf. Kant., Log^k, Ed. Jâsche, Einleitung, Begriff der Logik. — Kants Werke, éd. Hartenstein, 1867, Vllf, p. 15.)
2. « Derartige Argumentationen setzen die psychologistischen Logiker ia keinerlei Verlegenheit. Sie antworten : der notwendige Verstandesgebrauch ist ebeii auch ein Verstandesgebrauch und
est l'argumentation des psychologistes, et elle paraît bien forte.
Cependant, sur quoi reposent au juste les arguments des psychologistes? Ils reposent sur certains préjugés qu'il s'agit précisément d'analyser afin d'en montrer la fausseté'.
a) Le préjugé qui consiste à confondre le réel ou le tec](inique en généralavec l'idéal ou le normatif en général. « Les prescriptions de Ja logique étant destinées h régler la vie psychique, disent les psychologistes, ne peuvent être fondées que psychologiquement' .»
gehôrt mit dem Verstande selbst in die Psychologie. Das Denken, wie es sein soll, ist ein blosser Speciaifall des Denkens, wie es ist. Gewiss hat die Psychologie die JNatuigteze des Denkens zu erforschen, also die Gesetze fur aile Urteile tiberhaupt, ob richtige oder falsche; aber unpereimt ware es, diesen Satz so zu interpretiren, als gehôiten nur solche Gesetze in die Psychologie, welche sich in umfassendster Allgemeinheit auf aile Urteile tiberhaupt bezielien, wàhrend Specialgeseize des Urteilens, wie die Gesetze des richtigen Urteilens, ans ihrem Bereich ausgeschlossen werden mûssten... Dann sind aber die Regeln, nach denen man verfahren niuss, um richtig zu denken, nichts anderes als Regeln, nach denen man verfahren muss, um so zu denken, wie es die Eigenart dr s Denkens, seine besondere Gesetzmàssigkeit, verlaiigt, kûrzer ausgedruckt, sie sind identisch mit den Naturgesetzen des Denkens selbst. Die Logik ist Physik des Denkens oder sie ist ûberhaupt nichts « (p. 54-55; Vgl. Mill, An Examination 5 S. 459 f. ; Lipps, Die Aufgabe der Erkenntnistheorie, Philos. Monatshefte XVI, 1880, S. 530 f.).
1. « Bisher haben wir den Psychologismus vorzugsweise aus seinen Consequenzen bekiimpft. Wir wenden uns nun g^gen seine Argumente selbst, indem wir die vermeintlichen Selbstverstàndlichkeiten, auf die er sich stutzt, als tàuschende Vorurteile nachzuweisen suchen. » (p. 154).
2. « Ein erstes Vorurteil lautet : Vorschriften zur Regelung von Psychischem sind selbstverstândlich psychologisch fundiert. Demgemass ist es auch einleuchtend, dass die normativen Gesetze der
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En raisonnant de la sorte, les psychologistes ne font autre chose que confondre le normatif pur avec le simple technique, c'est-à-dire la théorie avec la pratique ou l'idéal avec le réel'.
b) Le préjugé qui consiste à confondre le réel ou le technique, en tant que vie de lavérilé, avec l'idéal ou le normatif, en tant que sens de la vie de la vérité. — « L'objet de la logique, disent les psychologistes, consiste dans des concepts, des jugements, des raisonnements, etc. Mais un pareil objet n'est-il pas justement de nature psychologique*? »
Erkennlnis in der Psychologie der Erkenntnis grùnden rniissen » (p. 154).
1. <' Indem die psychologischen Logiker, darunter Forscher vom Range eines Mil! und Sigwart, die W'issenschaft melir von ihrer subjectivea Seite (aïs methodologische Eiaheit der specifisch.menschlichen Erkenntnisgewinnung) als von ihrer objectiven Seite (als Idée der theoretischen Einheit der Wahrheit) b-trachten und deiiinach die raethodoiogischen Aufgaben der Logik e inseitig betonen, ubersehen sie den fundamentalen Unterschled zwischen den rein logischen No^men und den technischen Regeln einer specifischhumanen Denkkunst. Beide aber sind nach Inhait, Ursprung und Function von total verschiedenem Charakter. Beziehen sich die rein logischen Sàtze, wenn wir auf ihren originâren Inhalt sehen, nur auf Idéales, -o jene melliodologischen Sàtze auf Reaies. H iben die Ersteren ihren Ursprung in unmittellbar einsichtisen Axiomen, so die Letzteren in empirischen und hauptsàchlich psychologischen Tatsachen. Dient die Aufstellung jener rein theoretischen und nur nebenbei prakiischen Interessen, so verhàlt es sich bei diesen umgekehrl : ihr unraittelbares Interesse ist ein praklisches und nur mittelbar, sofern nàmlich ihr Ziel die methodische Forderung wissenschafilicher Erkennlnis ùberhaupt ist, werden auch theoretische Interessen durch sie gefôrdert » (p. 158-159).
2. « Zur Beslàligung seines ersten Vorurteils... beruft sich der Psychologist auf den tatsàchlichen Inhalt aller Logik. Wovon ist in ihr die Rede? Allerwege doch von Vorstellungen und Urteiien,
68 LA MÉTHODE KANTIENNE OU DE CONCIl.IATION
Certes, réplique Husserl, la logique désigne son objet sous le nomde jugement, etc., — tout comme la psychologie. Mais la dénomination psychologique contient-elle le même sens que la dénomination logique ? Voilà la question. Or, la roponse à cette question est qu'en psychologie il ne s'agit que de la vie de la vérité, tandis qu'en logique il s'agit de la signification de cette vie de la vérité; d'oii la nature empirique de la psychologie, science qui porte sur le réel, et d'où la nature a priori de la logique, science qui porte sur l'idéal*. (Husserl veut dire : aussi bien en psychologie qu'en logique on étudie le même objet, — la vérité, — mais à deux points de vue profondément différents.)
c) Le préjugé qui consiste à confondre le réel ou le technique, en tant que sentiment ou évidence de la vérité, avec l'idéal ou le normatif, en tant qu'idée de la vérité
von Schlûssen uud Beweisen... Aber ist unter diesen Titeln an Anderes zu denken als an psychische Phânomene und Gebilde? » (p. 167).
1. « Des Weiteren geht klar hervor, dass die gcnannten Termini und aile iiberhaupt, die in rein-logischea Zusammenhângen auftreten, insgesammt aquivok sein mûssen, derart, dass sie auf der einen Seite cben Klassenbegriffe fur seelische Gebilde bedeuten, wie solche in die Psychologie gehôren, und auf der anderen Seite générale Begriflfe fiir idéale Einzelheiten, welche zu einer Sphare reiner Gesetzlichkeit gehôren... In aller Logik ist gar viel die Rede von Urteilen; aber auch hier besteht Aequivocation. In den psychologischen Partien der logischen Kunstlehre spricht man von Urteilen als Fûrwahrhaltungen , man spricht also von bestimmt gearteten Bewusstseinserlebnissen. In den rein-logischen Partien ist davon weiter keine Rede. Urteil heisst hier sovielwie Satz, und zwar verstanden nicht als eine grammatische, sondern als eine idéale Bedeutungseinheit... Es isL ein wesentlicher, schlechthin uniiberbrûckbarer Unterschied zwischen Idealwissenschaften und
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OU vérité proprement dite. « L'objet principal de la logique, disent les psychologistes, consiste à nous apprendre le moyen de distinguer un jugement vrai d'un jugement faux. Or, la logique nous apprend en dernière analyse que nous reconnaissons si un jugement est vrai ou faux selon qu'il est évident ou non. Mais qu'est-ce que l'évidence? Elle consiste justement dans un sentiment, c'est-à-dire dans un fait psychique. Par conséquent, les lois logiques sont des propositions de la Psychologie*, w Certes, répond Husserl, l'évidence consiste dans un sentiment. Mais quel est au juste le rapport entre ce sentiment et la vérité? Ce sentiment détermine-t-il la vérité? Non; l'évidence n'est que le sentiment de la réalisation (l'actualisation) de la vérités
Reaiwissenschaften. Die ersteren sind apriorisch, die letztereu empirisch » (p. 173, 175, 178).
1. « Wir formulieren eiii drittes Vorurteil in folgenden Sâtzeu. Aile Wahrheit liegt im Urteil. Aber als wahr erkennen wir ein Urteil nur im Falle seinerEt'tWenz. Mit disem Worte bezeichnen wir einen eigenlûdilichen und Jedem aus seiner inneren Erfahrung wohlbekannten psychischen Charakter(er wird gewôhnlich aïs Gefûhl bezeichiiet), welcher die Wahrlieit des Urteils, dem er angeknûpft ist, verbûrgt. Ist nnn die Logik die Kunsllehre, welche uns in der Erkenntnis der Wahrheit fordernwill, so sind die logischeu Gesetze selbslverslàndlich Siitze der Psychologie. Es sind nâmlich Sàtze, die* uns iiber die psychischen Bedingungen aufklàren, von deaeu das Dasein oder Fehlen jeaes Evidenzgefûhls abhângig ist. An dièse Siitze schliessen sichdann naturgemâss praktische Vorschriften an, welche uns bei der Realisierung von Urteilen, die dièses auszeichnenden Gharakters teilhaftig sind, fôrdern soUen >•> (p. 180).
2. « Endlich und schliesslich hàngt die letzte Klàrung auch in diesem Streite zunàchst von der richtigen Erkenntnis des fundamentalstenerkenntnistheoretischenUnter3chiedes,numlichzwi'!chen Realem und Idealem ab... Andererseits setzt das VersUinlnis unserer Scheidung zwischen der reaien und idealen « Théorie der Evidenz »
Le psychologisme ne consiste donc que dans la méconnaissance du vrai rapport entre le réel et l'idéal ou, ce qui revient au même, entre le fait et l'idée, entre l'évidence et la vérité proprement dite. Bien plus : loin que la psychologie explique la logique, elle est elle-même inintelligible sans lu logique ; s'il y a un sentiment comme celui de l'évidence, c'est parce qu'il y a une vérité*.
Une fois le psychologisme écarté de notre chemin, dit Husserl, passons à la considération même de la logique pure comme fondement de la logique appliquée. D'après ce que nous venons de dire, il est évident que la logique pure ne saurait être que l'étude de la connaissance scientifique par excellence. En quoi consiste une telle connaissance? Elle n'est autre chose que la connaissance idéale qui garantit, et vers laquelle se dirige toute autre connaissance ; c'est-à-dire qu'elle n'est autre chose que la connaissance dans laquelle l'objet donné se confond avec la vérité*.
richtige Begriffe von Evidenz und Wahrheit voraus... Evidenz is niclits anderes als das « Erlebnis » der Wahrheit, Erlebt ist die Wahrheit naturlich in keinem anderen Sii ne, als in weichem iiberhaupt ein Idéales im realen Act erlebt sein kann. Mit anderen Worten : Wahrheit ist aine Idée, deren Einzelfall im evidenten Urteil actuelles Erlebnis ist... Das Erlebnis der Zusammenstimmung zwischen der Meinung und dem eriebten Sinn der Aussage, dem eriebten Sachveralt, ist die Evidenz, und die Idée dieser . Zusammenstimmung die Wahrheit» (p. 188-190).
1. « Die Ideali àt der Wahrheit macht ihre Objectivitàt aus... wo keine Wahrheit ist, auch kein als wahr Einsehen geben kann, m. a. W. keine Evidenz. » (p. 19i).
2. « Indem wir nun einen Erkenntnisact vollziehen oder, wie ich es mit Vorliebe ausdrùcke, inihm leben, sind wir « mit dem Gegenstàndlichen beschàftigt », das er eben in erkennender Weise meint und setzt; und ist es Erkenntnis im strengsten Siiine, d. h. urteilen "R'ir mit Evidenz, so ist das Gegenstandliche gegeben. Der Sachver-
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Mais, s'il en est ainsi, la logique pure ne saurait être que l'étude des conditions idéales de la possibilité de la science en général*. Ce qui veut dire que partout où il s'agit de science, il s'agit aussi de logique pure: les conditions idéales de la science doivent être cherchées même dans le domaine de la connaissance la plus empirique ou la plus hypothétique\
Husserl, ainsi qu'on le voit, subordonne le sensible à l'intelligible jusqu'au point de toucher à la réduction d'avant Kant. Il va donc plus loin que Cohen; il représente la limite même de toute thèse qui pousserait le dualisme de Kant vers l'intelligible. C'est seulement de
hait steht uns jetzt nicht bloss vermeintlich, sondern wirklich vor Aug<^n utid in ihm der Gegenstand selbst, als das, was er ist, d. hgenau so und nicht anders, a!s wie er in dieser Erkenntnis gemeint ist : als Tfilger dieser Eigenschaften, als Glied dieser Relationeu u. dgl. Er ist nicht bloss vermeintlich, sondern wirklich so beschaffen, und als wirklich so beschaffener ist er unserer Erkenntnis gegf ben ; das heisst aber nichts anderes : als soh her ist er nicht bloss iiberhaupt gemeint (genrteilt), sondern erkannt; oder : dass er so ist. ist actuell gewordene Wahrhelt, ist Erlebnis im evidenten Urteil. Reflectieren wir auf diesen Act, so wird sfatt jenes Gegenstàndlichen die Wahrheit selbst zum Gegenstande, und nun istsiein gegenstcïndlicher Weise gegeben. Wir erfassen hiebei — in ideirender Abstraction, — die Wahrheit als das idéale Correlat des fltjchtigen subjectiven Erkenntiiisactes, als die Eine, gegeniiber der unbeschrânktf-n Mannigfaltigkeit môglicher Erkenntnisacte und erkennender Individuen « (p. 229-230).
1. <( ... umspannt die reine Logik in allgemeinster Weise die idealen Bedingungen der Môglichkeit von Wissenschaft iiberhaupt » (p. 254->5b).
2. « Daraus i^tzu entnehmen, dass es auch im Gehiete des empi rischen Denkens, in der Sphare der Wahrscheinlichkeiten idéale Elemente und Gesetze geben muss, in denen die Mô;;lichkeit der empirischen Wissenschaft, der Wahrscheinlichkeitserkenntnis von Realera, iiberhaupt a priori grundet » (p. 256-257).
cette manière, rigoureusement logique, croit-il, qu'on peut arriver à une philosophie strictement scientifique et par suite vraiment morale et religieuse.
7. Ainsi, Cohen et surtout Husserl veulent perfectionner la méthode de conciliation de Kant par la subordination du sensible à l'intelligible. Nous allons maintenant voir comment Riehl et surtout Jérusalem veulent perfectionner la méthode de conciliation de Kant par la subordination de l'inlelligible au sensible.
Le but de Riehl paraît être de montrer que la science ne conduit pas directement, mais par la Morale, c'est-àdire symboliquement, à l'idée de l'Etre suprême. Car il nous dit : « Le grand problème de la philosophie depuis Kant est celui de la réalité du monde extérieur: Comment peut-on, ou dans quel sens faut-il penser le réel ? Or, il faut donner à cette question une réponse telle qu'elle soit le chemin ou l'invitation même d'abord à la moralité et puis à l'idée de Dieu' ». Mais comment la philosophie
1. « Seit Kant den Dogmatismus zerbrach, ist die Frage nacli der Realitiit der Aussenwelt das wichtigste, ja das eigentliche Grund-
problem der Philosophie Die Beantwortung der Frage: « Wie
das Reale zu denken sei? » ist nicht blos von hochster, theoretischer Bedeutung, als Befriedigung des Wissenstriebes, sondern iiberdies von den wichtigsten praktischen Folgen... » (Riehl, Realistische Grundziige, Graz, 1870, Vorwort).
" Es istein wahres Wort : die Wissenschaft fiihrt zu Gott... Von Gottkônnen wir blos nach Analogie sagen er sei personlich, also er sei gleichsam personlich... Die Moral kann nicht das Kind des Dogma sein, denn sie selber bat es erzeugt. Das Dogma ist mithin der Erkeuntnisgrund der Moral, nicht ibr Realgrund... Die Wissenschaft ist ûberall Vorlâuferin der Praxis » {Moral und Dogma, Wien, 1871, p. 32, 40, 45).
RIEHL 73
doit-elle concevoir la science pour que celle-ci conduise vraiment à la Morale? Qu'est-ce que la connaissance? Sous quelles conditions (hypothèses) la connaissance a-t-elle une signification vraiment scientifique, c'est-àdire réelle ou objective? Voilà le problème. Or, pour avoir une réponse satisfaisante à cette question, dit Riehl, il importe au plus haut degré de la bien préciser. Kant s'était demandé : Gomment des jugements synthétiques a priori sont-ils possibles? Si la réponse qu'il en donne est insuffisante, cela tient à la manière même dont il se pose le problème. Il part d'un dualisme dans lequel le rapport des termes est mal précisé '. Noire philosophie est un ?7ionisme philosophique -. Et si notre étude se divise en deux parties : l'une qui s'occupe des fondements sensibles et l'autre des fondements logiques de l'expérience, — nous avons en vue toujours la même expérience bien qu'elle ait deux aspects (expérience externe et expérience interne). C'est-à-dire que notre philosophie a une base éminemment réaliste ^ Ainsi, la première condition de la
1. Der philosophische Kriticismus , t. II, I. Theil, Leipzig, 1879, p. 4, 17, 18.
2. Zur Einfûhrnng in die Philosophie der Gegenwart, Leipzig, 1904, II. Aufl., p. 175.
3. Es gibt nicht zwei Erfalirungen, sondern nur Eiue Erfahrung
mit zwei von einander unabiiatigigen Richtungen oder Seiten
muss sich bemerken, dass die beriilimte Frage : wie sind synthetische Urteile a priori raôglich, etwas vei'altet erscheine... Kants Denkrichtung wurde von zwei entgegenwirkenden Impulsen beh> rrscht, dem Rationalismus... und den empirischen Neigungen... Und wenn ihn dièse Doppelrichtung einerseits vorziiglich befàhigte, den rationellen Elementen der Erfahrung und den idealen Zielen des Bewusstseins gerecht zu werden, so hinderte sie ihn vielleicht andererseits die realea Bestandteile der Erkenntnis in gleicher
possibilité de la connais?aiice pour nous, dit Riehl, est la sensation, car ce qu'on appelle objet, c'est-à-dire ce qui, selon nous, doit constituer le point de départ dans l'élude de la science, n'est autre chose que le groupe constant de certaines sensations. Mais qu'est-ce que la sensation? Tout dépend de la précision donnée à ce ternie. C'est son impression même qui est la source de l'insuffisance de la solution de Kant. La sensation pour Kant est quelque chose de simple, une donnée. Elle est l'afTection d« notre sensibilité, qui est absolument réceptive, par quelque chose qui se trouve comme réel en dehors de nous. C'est-à-dire que la sensation pour Kant est en dernière analyse de nature subjective. Nous croyons que la sensation n'est pas quelque chose de donné, qu'elle n'est pas simple, qu'elle n'est pas purement subjective, mais qu'elle est complexe, qu'elle implique à la fois le jugement de la conscience et l'impression venue du dehors. Quand on regarde la sensation comme quelque chose de simple, on se réfère seulement à l'un de ses côtés. Or, la sensation a deux côtés : l'un subjectif qu'on pourrait appeler le sentiment de la sensation, et l'autre objectif qu'on pourrait appeler la qualité de la sensation.
De sorte que la meilleure définition à donner de la sensation, c'est de dire qu'elle est l'union même du sub-
Weise zu wûrdigen... Icti gehe in den folgenden Untersucliungen von der realistischen Hypottiese ans. Ich nehme an, dass Etwas vom Bewusstsein Verschiedenes und Unabhàngiges existiere, unter welcher Annahme, wie gezeigt worden ist, da« ganze Problem der Erkenii uistheorie erst seine eigentliche Bedeutung und Tragweit*.* erhàlt. 'Dei' philosophische Kriticismus, vol. II, 1" partie, 1879, p. 4, 17, 18.)
RIEHL
jectif et de l'objectif, c'est-à-dire qu'elle est l'unité de la qualité et du sentiment. Ainsi, la sensation est ce qui est relatif à la fois au subjectif et à l'objectif*.
Le point de départ de la connaissance est donc la sensation conçue comme interaction du subjectif et de l'objectif ou de la pensée et de la réalité. Mais s'il en est ainsi, ce qu'on appelle objet et lois naturelles d'une part, et ce qu'on appelle science et lois de la pensée d'autre part, ne sont que les deux faces d'une seule et même chose; il n'y a pas de contradiction entre la science et l'expérience ; la science est l'expérience en tant qu'expliquée conformément à ce que nous venons de dire sur le rapport du subjectif et de l'objectif*.
Par conséquent, la véritable science pour Riehl est le processus dans lequel la pensée et l'être ou le subjectif et l'objectif forment un tout. Quant à ce processus, il n'est autre chose que l'histoire même de la sensation.
C'est donc en concevant la science définie par la subordination de l'intelligible au sensible, qu'on peut, croit
1. « Ein Ding ist eiae constante Gruppe von Empfindungen » (p. 202). « Die Empfmdung besteht demnach in der Weciiselwirkung objectiver und subjectiver Elemente, sie ist die Einheit von Qualifât und Geiiihl... Der Keim des Selb?t-und Objectb«:'wusstseins ist die Einheit von Gefûhl und qualitativera Inhalt in der Empfinduiig. Durch die Apperception der Gefùhle entsteht das Subject, durch die der Empfitidungen nach ihrer qualitativen Seite das Object der Vorstellung >> (p. 38, 66).
2. Es besteht zwischen Wissenschaft und gewôhnlicher Erfahrung kein Gegensatz. Die Wissenschaft ist die Erfahrung seîbst, insoferne ihre Elemente systematisch verbunden und wo moiilich nach Maas und Zabi hestimmt siiid. Demnach ist die Wissenschaft die exacte Erfahrung » (p. 21 9).
Riehl, arriver à la Morale et, par suite, à l'idée symbolique de Dieu.
8. La manière dont Jérusalem pose le problème de la connaissance rappelle celle de Riehl, mais elle fait surtout penser, par contraste, à Husserl, car la conception de Jérusalem est jusîe l'inverse de la conception de ce dernier, bien qu'historiquement elle ait été formulée antérieurement. C'est-à-dire que Jérusalem cherche à compléter Kant par une accentuation, jusqu'au psychologisme, du réalisme de Riehl. 11 cite lui-même Riehl comme son précurseur*.
A rencontre de ce qu'on fait d'habitude en philosophie, Jérusalem ne dissimule point la nature métaphysique de ses préoccupations. Il est grand temps, dit-il, d'entreprendre une réaction à la fois contre 1' « indifîérentisme » et contre le mysticisme*. Aussi se propose-t-il : 1° de montrer que l'objet de la Métaphysique ne doit pas être celui d'une science proprement dite, mais celui d'une croyance, à savoir d'une croyance qu'on doit et qu'on peut fonder tout comme on fonde l'hypothèse dans la Physique ^ ;
i. Jérusalem, Der kritische Idealismus und die reine Lo^ftA, Wien und Leipzig, Braumuller, 1905, p. 214 et suiv.
2. « Es ist hûchste Zeit dass dem Indifferentismus einerseils, dem Mysticismus andererseits entgegengewirkt werde ». (Jérusalem, Die ÏJrteilsfunktion, Wien und Leipzig, 1895, p. 2o0.)
3. « Die Metaphysik... muss eine, ich môchte sagen, ehrliche Metaphysik sein, die nicht fur Wissen ausgibt, was immer nur Gegenstand des Glaubens sein kann. Dieser Glaube kann aber ebenso wissenschaftiich begrûndet werden, wieetwa eine Hypothèse in der Physik. « (De?' kritische Idealismus und die reine Logik, p. 223.)
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2" d'arriver à une conception du monde qui consiste à faire de celui-ci la manifestation de la volonté de Dieu soumise pour Téternité à ses propres commandements (lois du monde)*. — ■ Certes, il commence par se poser en logicien le problème du jugement, mais il ne cesse pas de répéter que la solution de ce problème est si fondamentale que toute notre conception du monde en dépend ^ Ainsi, le but dernier de Jérusalem est manifestement un but métaphysique. De quelle manière modifie-t-il le dualisme de Kant dans la poursuite de la réalisation de ce but? La plupart des successeurs de Kant, dit Jérusalem, partent du devoir [Sollen] et arrivent à la conclusion que le devoir ne peut s'expliquer qu'en admettant un Au-Delà. Cependant, si on l'examine de près, le devoir s'explique par la Sociologie. Or, il en est tout autrement de Yêtre {Sein^). — Mais pour pouvoir remplacer le devoir par
\. « Wir mussen die Welt auffassen als KraftàusseruDg eines màchligen Willens... Dieser màchtige gottliche Wille darf jedoch nicht anders gedacht werdeu, als im Sinne des Psalmisten, der von ihm sagt : « Das Gesetz hat er gegeben; er selbst ûberschreitet es nicht ». Was dieser gôttlictie Wille einmal gewollt hat, das fàhrt er in Ewigkeit fort zu wollen. » (Die Urteilsfunktion, p. 263.)
2. « Wir werden zu untersuclien haben, was wir tun, wenn wir ein Urteil fiir wahr oder fur falsch halten... Am Schiusse des ersten Abschnitîes haben wir die Behauptungaufgestellt, dass von der richtigen Beantwortung der Frage, was wir tun, wenn wir urteilen,
unsere ganze theoretische Weltanschauung abhiinge Fasbt man
endlich die Gesanimtheitdesphysischen sowohl als des psychischen Geschehens als Ausfluss eines gôttlichen Willens, der die von ihm selbst gegebenenGesetze nicht ûberschreitet, dannisteineharmonisch abgeschlossene Weltanschauung gefunden... Die grundiegenden Gedanken dieser Weltanschauung siud in unserer Urteilslheorie enthalten. » {Die Urteilsfunktion, p. 3, 248, 266-267.)
3. '( Es ist ein Postulat, nicht wie Kant meinte, der praktischen,
l'être, dans le domaine de la Métaphysique, il faut apporter une modification psychologique au dualisme gnoséologique de Kant. D'ailleurs, dit Jérusalem, c'est là une modification à laquelle Kant lui-même nous invite. Certes, Kant dit que Viinité synthétique d aperceptioii , dont il faisait le centre de sa Critique^ est plus qu'un élément psychologique. Cependant, je soutiens que sa théorie de la connaissance repose en réalité sur une nouvelle conception psychologique. Cette conception se trouve dans la Déduction des concepts purs de l'entendement et consiste dans le fait que la forme et l'objectivité de notre connaissance ne sauraient être compréhensibles qu'en considérant notre moi (Ichbewusstsein). Par là je ne veux nullement dire que Kant a été psychologiste. Je veux seulement dire que c'est d'un fait psychologique qu'il est parti, et que c'est de là qu'il faut partir pour continuer véritablement son œuvre, c'est-à-dire pour résoudre le plus légitimement possible le problème de la connaissance. C'est pourquoi je remplace V aperception transcendantale de Kant par ce que j'appelle Y aperception fondamentale. Celte dernière n'est pas une possession originaire, mais la manière même dont nous nous expliquons ce qui nous entoure.
sondera der theoretischen Vernunft... {Urteilsfnnktion , p. 263.) Siltlichkeit und Religion finden in einer ausgebildeten Individualund Sozialpsychologie ihre ausreictiende Erklàrung... Ein transcendent-s Sollen... in unserer Natur nicht begriindet ist und... unser Bediirfnis nach Einheit und Abschluss nicht befriedigt. Dagegen verlangt die theoretischa Vernunft ein transcendantes Sein und ein transcendentes Geschetien, in dem wir den zureichenden Grund fur das in der Erfahrung Gegebene finden kônnen.» {Der ki'iihche Idealismus, p. 221-222.)
manière qui se développe avec l'expérience; c'est donc la nature ou la propriété même de notre conscience de centraliser ou d'assimiler ce qui l'entoure*. Ainsi, que faisons-nous lorsque nous déclarons un jugement vrai? Voilà le problème qu'il s'agit de résoudre pour avoir des réponses satisfaisantes à des questions métaphysiques*.
1. « In der Inauguraischrift vom Jahre 1770, betont Kanfc zuinichst, dass die Sinne das Rezeptive, das Erapfangende, — derVerstand das tâtige, das formeude Elément der Erkeniitnis bilde. Aber erst elf Jatire spàter, ist seine kritische Eikenntnistheorie zur Reife gelangt : Synthèse zwischen Sensualismùs und Rationalisraus. » (Jérusalem, Kanfs Bedeutung fur die Gegenwart, Wien und Leipzig, 1904, p. 14-15.)
« Kant's Théorie der Erkenntnis will nicht Psychologie sein, sie tritt vielraehr auf als transcendentale Logik. — Trotzdem, behaupte ich... Der Kern seiner Erkenntnistheorie liège in eiiier neuen lisychologischen Einsicht... An dièse psychologische Einsicht Kant's, glaube ich, muss angekniipft werden, wenn man die E-^kenntnistheorie weiter bringen und sioh nicht, wie dies j>^tzt leider wieder beliebt ist, immerwàbrend im Kreise drehen will. Die psychische Grundfunktion, die in allen Erkenntnisakten, d. h. in allen Urteilen wirksam ist, nenne ich die fundamentale Apperzeption und seize sie an die Stelle der transcendentalen Apperzeption Kant's. Meine fundamentale Apperzeption ist nicht ein Urbesitz, nicht eine Urtîit des Verstandes, sondern eine bei allen M^nschen in gleicher Weis*^ empirisch entwickelte Art, die Vorgànge der Umgebung zu deuten. Dièse beruht auf der zentralisierten Organisation unseres Bewusstseins. » {Der kritische Idealismus, p. 8, 10, 18-19.)
2. (( Wenn es uns aiso gelingea solUe, den Nachweis zuerbringen, dass die Urteilsfunktion die Form ist, die sich notwendig nach p-ychologischen Gesetzen in jedem menschlichen Individuum entwickelt, und dass dièse Form an ailes demBewusstsein Gegebene, an jeden uns zugefiïhrten SlolT herangebracht werden muss, damit dieser StolT zum wirklichen Bewusstseinsinhalt, zu unserem verfiigbaren geistigen Eigentum werde, dann werden wir auch der Lôsung der letzfen metaphysischen Fragen nâher gerûckt sein. Die Begriffe Golt und Seele dïirften neues Licht erhalten. » [Urteilsfunktion, p. 34-3o.)
Quand il s'agit du problème de la connaissance, dit Jérusalem, il faut bien distinguer entre la Critique et la simple Théorie de la connaissance. C'est celte distinction même qui constitue le chemin conduisant à la solution cherchée. La théorie suppose comme possible l'acquisition de la connaissance et s'occupe seulement des éléments et du processus de la connaissance, — tandis que la Critique va plus loin et se demande même si la connaissance est possible et jusqu'oii elle est possible. En ne faisant pas cette distinction et en ne partant pas de la Théorie pour passer à la Critique, on donne bien des solutions extravagantes en ce qui concerne le problème de la connaissance.
C'est ainsi que des idéalistes comme Cornélius et surtout comme Heim sont allés jusqu'à soutenir le solipsisme '. Ils ne s'aperçoivent pas qu'avant de nous demander jusqu'oii nous pouvons juger, nous devons nous demander comment nous jugeons; qu'il faut faire d'abord la Théorie et puis la Critique de la connaissance ^ C'est encore à cause de la méconnaissance de ce fait capital que certains penseurs, comme les logicistes par exemple, vont jusqu'à soutenir que la logique n'a plus à faire aucun progrès, qu'elle est déjà depuis iVristote constituée une fois pour toutes, qu'il est inutile de parler encore d'une Théorie de la connaissance précédant la Critique de la connaissance '. Or, l'histoire de la philosophie est là pour nous montrer l'évolution de la logique. Par conséquent, le jugement doit être