Riidiger, Wolffens Meinung vom Wesen der Seele
2. Cette question a été discutée par M. Benno Erdmann dans son Martin KniiUen und seine Zeit (1876). M. Benno Erdmann répond affirmativement à la question posée. Son interprétation a été critiquée entre autres par M. Van Biéma, qui soutient que rharmonie préétablie est pour Leibniz aussi essentielle que le dynamisme des monades, et que, par conséquent, Knutzen ne pouvait pas trouver son influx physique dans le fait de remarquer chez Leibniz une primauté du dynamisme des monades par rapport à l'harmonie préétablie. Cf. Van Biéma; Martin Knutzen; ta critique de l'harmonie préétablie, Paris, 1908.
de ce rationalisme. Ce fut surtout Crusius qui posa lo problème dans toute son étendue.
Pour comprendre la philosophie de Crusius, il faut, ainsi que l'a dit Cari Festner, la considérer dans ses rapports avec la Théologie*. Car, comme Crusius le dit luimême d'ailleurs, la Théologie et la Philosophie sont, pour lui, les branches d'un seul et même Ironc^ Par conséquent, ainsi que l'a fait Knutzen et ainsi que le fera Kaut, Crusius se propose de concilier la Religion avec la Science. Or, comment conçoit-il la possibilité de réaliser cette conciliation? C'est surtout dans une réaction contre Woltî qu'il voit cette possibilité'. Car si l'on admet avec Wolff que le principe de raison suffisante est un simple principe logique qui a son fondement dans le principe de contradiction, alors ce principe (de raison suffisante} revêt un tel caractère de nécessité qu'il contredit les idées de liberté, de moralité, etc., idées qui sont le sens même de la Religion. De sorte que, si Ton veut vraiment servir la Religion, il faut prendre une attitude nettement antilogique, c'est-à-dire largement réaliste et intuitionniste. Il s'agit donc de montrer qu'en aucun cas le raisonnement ne saurait servir de méthode à la Métaphysique.