‹ Le duc d'Angoulême, 1775-1844Chapitre 12 sur 35 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

De Mitac a Hartwell.

Le duc d'Angoulême, dont le constant désir avait été de partager avec le prince de Coudé la fortune des armes, estimait que l'heure était venue de le réaliser. Il écrit au Tzar, le 12 juin :

« Mon premier devoir, mon premier mouvement, en quittant l'autel où je viens d'être uni à ma cousine, est de mettre aux pieds deV. M. I. l'hommage de ma vive et respectueuse reconnaissance. Mais plus je suis heureux, plus je voudrais me montrer digne de mon honheur; tout ce qui n'est pas sourd à l'honneur se précipite à l'envi dans la carrière ouverte par Paul Ier. J'ai vu passer les enfants de V. M. I. volant à la gloire; l'Europe retentit des exploits du maréchal Souvarofï" et de l'archiduc Charles: <•( l'époux d'une princesse qui, par son courage autant que par ses malheurs et ses vertus, fixe les

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regards el l'intérêt de L'Europe languirait dans l'oisiveté. Ah! Suc.' à ce prix, il ne sérail plus de bonheur pour moi. Que Votre Majesté daigne considérer ma situation, qu'Elle mette le comble ,:i sa bonté en m'accordanl la permission d'aller joindre ses drapeaux. Servir comme volontaire la cause de mon Dieu el •!«' mon Roi aux premiers rangs des armées de V. M. !.. montrer à l'univers que je n'ai pas dégénéré de mes ancêtres est tout ce que je veux, tout ce que je demande. Tranquille sur le sort de celle qui m'est plus chère que la vie, puisque je la laisserai dans les Etats el -"ii- la protection.de V. M. I., l'honneur étouffera les regrets que d'autres sentiments pourraient faire naître, el je ne m'occuperai plus qu'à justifier le choix de nos parents et les bontés de nuire auguste bienfaiteur.

Je suis, avec le plus profond respect,

« Sut.

De Votre Majesté Impériale, Le très humble el très obéissant serviteur.

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