‹ Le Duc d'Orléans et le chancelier DaguesseauChapitre 4 sur 54 · I:T LK en ANCKMKIi DACill ESSF.AU · texte numérisé non relu

I:T LK en ANCKMKIi DACill ESSF.AU

lo double sentiment (jiii la composait et servir les intérêts de la liberté civile en homme habitué à servir le roi.

Vers la fin de sa vie, Louis XIY, qui avait fait trembler le monde, tremblait au seul nom du pape\ suivant l'expression de Daguesseau luimême. En vieillissant sous l'influence d'une femme j d'une immoialité austère, d'un confesseur (jvi ne connanmil d' autre Dieu que sa compagnie', et sous le poids d'une conscience dévotement lournée vers l'éternité ', il avait perdu cette rectitude d'esprit qui lui avait tenu lieu de génie et qui en avait donné aux autres. 11 s'engagea sans prudence dans cette longue querelle que fit naître la bulle IJnigenitus, Le Nouveau Testament, du père Quesnel, n'avait pas fait d'abord un grand bruit, et il n'avait causé aucun scandale. Le cardinal de Noailles l'avait approuvé, et on pensait que Bossuet l'approuvait comme lui. Le pape se taisait. Le Tellier, qui n'aimait pas Noailles, qui avait contre les jansénistes toutes les haines de sa société et la sienne propre, qui mettait dans les matières de religion et de politique une sorte de

' Diiguossoau, Mémoire sur les affaires de l'Eglise.

- S;iiiU-Siiiion dit ci'la du I». \o. Tcilior.

• On dit (jiio l'on no peut jamais connaître le caractère dos rois dOc~ rident jusqu'à ce qu'ils aient passé par les deux «;;randes épreuves de li'iir uiaîlrosso ol de leur iniiro^seur. 'Monlo>;quieu. I.ettrea persanes.

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