‹ Le duc d'Orleans prince royalChapitre 12 sur 13 · AUTOPSIE DU PRINCE ROYAL · texte numérisé non relu

AUTOPSIE DU PRINCE ROYAL

Le Prince est mort d’un écrasement de la tête. Dupuytren appelait ainsi, dans ses leçons cliniques, les lésions physiques les plus graves et les plus compliquées.

En effet, cette lésion comprend la contusion, la déchirure, la rupture, la fracture. On peut ajouter ici la luxation, c’est-à-dire l’écartement des sutures. Le Prince a donc offert toutes les lésions physiques possibles de la tête.

Ces écrasements sans division de la peau sont ordinairement produits par le choc d’une poutre, d’une grosse pierre, par le passage sur la tête

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d’une roue de voiture très-lourdement chargée, des trains et des caissons d’artillerie, par la chute des clicvaux sur leurs cavaliers, et surtout par les boulets de canon qui frappent obliquement la tête. Les chutes produisent aussi de pareils désordres, quand elles sont faites d’un lieu très-élevé et qu’elles portent d’abord sur la tête. Or, la voiture du Prince était très-basse; il a donc fallu qu’une très-énergique impulsion lui ait été imprimée, car le poids seul du corps tombant de cette hauteur ne peut donner la raison de tant de fractures, d’un si complet écrasement. Il faut même que les deux forces aient été dirigées de manière à faire supporter à la tête la presque totalité du choc ; ou bien il faudrait supposer une fragilité extrême des os, comme celle qui a été offerte par le crâne du malheureux Bennatir.

OÜVEIITDRE DU COUPS,

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