‹ Le Duc de Bourgogne, 1682-1712Chapitre 14 sur 26 · M., VII · texte numérisé non relu

M., VII

'5) Id., VII, 244.

pu espérer (i) », va rentrer à la cour, Fénelon craint qu'il ne retombe dans les défauts qui, déjà, lui ont attiré des critiques, et qu'il ne reprenne cette « humeur sauvage », dont certaines personnes sont dégoûtées (2). n se prend à souhaiter au gouverneur la largeur de cœur : « N'hésitez point, par respect humain ; ne prenez aucun parti, ni par timidité naturelle, ni par un certain sentiment soudain, qui pourrait ne venir que de vivacité d'imagination (3) » et qui est aussi un effet naturel de la timidité scrupuleuse.

Et plus tard encore, quand l'enfant royal est mort, Fénelon continue de signaler à son ami le défaut qui a fait le sujet de tant d'avertissements.

Le scrupule altère la sauté et il est souvent la conséquence d'une santé débilitée, à la fois cause et effet ; c'est une maladie physique et morale tout ensemble.

Que de fois Fénelon lui avait demandé de ménager sa santé : « Il faut se relâcher et s'égayer ; lai joie met dans le sang un baume de vie. La tristesse dessèche les os. C'est le Saint-Esprit même qui nous en avertit (4). r.

Et c'est ce qu'il lui recommande dans la dernière lettre qu'il lui écrit le 26 décembre 171 2. Il le conjure de ménager sa santé. Il lui recommande deux choses qui sont pour lui inséparables dans le traitement du scrupule : le repos d'esprit et la gaîté, et aussi l'exercice du corps en plein air : « Je serais charmé si j'apprenais dans la belle saison que vous montassiez quelquefois à cheval pour vous promener autour de Vaucresson ».

(i) Œuvres Complètes, VII, 287.

(2) Id., VII, 287.

(3) Id., VII, 2ào.

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