Lauzun. Mémoires, p
CORRESPONDANCE DU DLC DE LALZL'N G5
II dit encore ailleurs : « Les ministres (de France) me marquèrent beaucoup de confiance. J'osai proposer une grande et superbe entreprise. Je voulais qu'avant de commencer la guerre, on fît faire banqueroute à la Banque d'Angleterre et cela n'était pas diflicile (1). » Un peu plus loin encore: « Le Roi était dans l'intention de commencer la guerre par une descente en Angleterre sur plusieurs points ; j'étais trop à la mode pour n'être pas employé d'une manière brillante et pendant six mois, on ne pensa à aucune expédition sans songer à m'en donner le commandement. »
Comme on le voit, Lauzun toujours content de lui se croyait partout l'iiomme nécessaire, l'bomme indispensable, surtout quand il s'agissait de la Grande-Bretagne ; il était donc tout naturel qu'il associât la cour de Londres à celle de Berlin dans ses projets de neutralité. M. de Montmorin, auquel Lauzun avait fait proposer son intervention pour la double négociation méditée, n'avait pas cru devoir accueillir ces avances ; mais l'arrivée aux affaires du cabinet Bertrand de Molleville et avec Bertrand, du «omte de Narbonne avait rendu à Lauzun l'es-