‹ Le Duc de Lauzun (général Biron) 1791-1792Chapitre 28 sur 62 · Apprendre corrige attendre · texte numérisé non relu

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BIRON A .^l. \)E NARDONNE î)3

ilivision de notre armée; celui de la seconde division ne sera prôt que dans quelques jours. Nous sommes moins avancés pour les bataillons de gardes nationales. Ils travaillent lentement, et il faut écrire plusieurs fois pour avoir ce qu'on leur demande.

Je joins ici une proposition de lever des compagnies franches destinées à recevoir les déserteurs, si nous avons la guerre avec l'Empereur ; jettes-y un coup d'œil, je t'en prie, et pénètre-toi de l'importance de les annoncer et d'en avoir trois ou quatre toutes levées à Tinstant même où nous romprions le cartel (1) avec l'Empereur. (Je voudrais que tu me laissasses nommer les emplois des premières compagnies de hulans, hussards et chasseurs, j'ai des sujets convenables à y placer). Aucune précaution ne sera prise encore et on ne peut pas se faire d'idée de la prodigieuse désertion qu'éprouvera l'armée impériale dans les quinze premiers jours, de l'embarras et de la défiance que cela mettra dans toutes nos opérations.

Je me suis occupé des gardes nationales, gardecôtes que tu désirerais établir. Je me suis assuré que cela ne souffrirait aucune difficulté, que cela ferait le meilleur effet et ne serait pas cher. Pour savoir parfaitement à quoi m'en tenir, j'aurais voulu pouvoir

1. Ce cartel était un instrument diplomatique aux termes duquel les puissances co-signataires s'engageaient ù se rendre mutuellement leurs déserteurs. Il y sera fait allusion à diverses reprises dans le courant de ces lettres.

faire sur la côte, une tournée d'une quinzaine de jours, mais ma santé s'y est absolument opposée. J'ai eu depuis ton départ, une très forte jaunisse, avec de la fièvre et des douleurs horribles d'estomac et d'entrailles dont je suis encore malade, ce qui retarde un peu une espèce d'Instruction que je voulais t'envoyer pour la cavalerie et surtout pour les avant-gardes; celle-ci n'a d'autre mérite que d'être plus propre que les autres à des gens qui ne savent rien, n'ont rien vu et n'ont aucune idée du service de campagne ; elle est courte, simple et ne contient que le nécessaire ; on pourra la mettre en pratique toutes les fois que les troupes pourront sortir.

Un objet important qui doit fixer ton attention est la formation de l'État-major de l'armée et le choix des adjudants-généraux (1). Ce corps n'était pas très bien composé ni en talents, ni en expérience ; tout ce qu'il y avait de mieux est devenu, ou devient maréchal de camp et les remplacements promettent d'être détestables. L'Amérique est une pépinière intarissable de gens sans talents et sans instruction que M. de Lafayette et M. Duportail ont approché de ces emplois dont ils sont incapables et auxquels ils prétendent avec toute la confiance de l'intrigue et de la médiocrité. On a cependant fait une bonne chose et qui réussit très bien ; c'est l'établissement

1. Les nouveaux olUcicrs d'état- major créés par décret du 5 octobre 1790.

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des adjoints aux adjudants-généraux pris provisoirement dans les régiments ; ils ont fourni plusieurs sujets d'une grande intelligence et qui valent sûrement beaucoup mieux que les adjudants-généraux (|ue l'on va te faire nommer. Il n'est pas sans inconvénient de voir presque généralement le peu de talents que nous avons à espérer dans l'État-Major, tout se faire en sous-ordre, et l'ignorance et la nullité mener le travail. On fait bien un mémoire, un plan, une lettre par son subordonné, mais on ne reconnaît pas une position, on n'ouvre guère une marche par un autre. Il serait donc à désirer de nommer adjudants-généraux quelques-uns de ces adjoints. Nous en savons ici deux, par exemple, d'une application et d'une intelligence rares. Gomme il n'y a plus ici d'adjudant général, ils mènent le bureau et le mènent à merveille. Je sais bien que le Comité militaire de l'Assemblée constituante, qui est bien ce que j'ai vu de moins militaire dans ma vie, a décrété qu'il faudrait être ou lieutenant-colonel ou colonel pour devenir adjudant-général et de ces deux jeunes gens, l'un n'est capitaine que depuis six mois et l'autre ne l'est pas encore quoiqu'il ait 19 ans de service ; ne serait-il donc pas possible de les faire adjudants-généraux en faisant capitaine d'abord celui qui ne l'est pas, ce qui ne doit pas être difficile avec autant d'ancienneté et de déclarer pour ne pas enfreindre le décret, qu'en devenant adjudants-généraux, ils ne pourront cependant devenir lieutenants-

•colonels qu'en se conformant aux règles générales de Favancement ; ne perds pas cela de vue je t'en prie ; consulte quelques personnes raisonnables et qui connaissent un peu l'armée telle qu'elle est ; je te crois dans un grand danger de bien mal composer ton État- Major.

11 faut aussi que je te fasse une observation sur les gros sous qu'on fabrique maintenant ; on en donne deux sous et demi sur toutes les terres de l'Empereur; ce commerce rapporte 25 pour 100 de bénéfice, au moyen de quoi ils sortent dès qu'ils sont émis, et nous n'en gardons pas un seul. Il faudrait du moins leur donner une valeur intrinsèque.

Après t'avoir longtemps ennuyé des autres gens et des autres choses, il faut pourtant que je te dise un mot de toi ; tu dois savoir à présent combien j'avais raison de penser qu'il serait fort difficile à ton amitié de faire pour moi ce que tu désirais. M. d'Elbhecq est mon ancien, il est fort bien à Dunkerque, il veut y rester et rien n'est plus juste. M. de Wittgenstein me paraît à merveille maintenant dans les Ardennes; il faut l'y laisser ; cette division doit dépendre d'ailleurs de l'armée de M. de Lafayette et je suis sûr qu'il nous manque la confiance nécessaire pour bien servir ensemble ; il ne me reste donc plus que la place de M. de la Roque à Arras, en supposant qu'il se retire et que l'on donne un lieutenant- •général de plus à M. de Rochambeau ; dans ce cas, je serai établi dans la seconde ligne de cette

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divipion, auprès de la personne de M. de Rochaniboau dont je continuerais à être l'aide de camp secrétaire. Je t'avoue, mon ami, que ce degré d'utilité ne vaut pas mon repos, ma douce tranquillité ; lu trouveras toujours de l'opposition aux Tuileries quand tu voudras m'employer d'une manière un peu distinguée, tu n'en trouveras j'espère à m'embellir un peu mes rochers de Corse. J'ai tant d'envie d'y être heureux que tu auras sûrement du plaisir à m'en donner les moyens. Arrange donc ton armée de France sans moi, permets que j'aille passer huit jours à Paris, te demander trois ou quatre petites choses bien faciles, et qui ne m'en charmeront pas moins, et que je parte ensuite pour mon île que je désire tant et qui veut bien de moi. Adieu.

N° 19. — Talleyrand a M. de Biron.

A Paris, le 5 Janvier 1792.

J'espère que vous serez un peu plus content de nous, mon cher Lauzun, M. Jarry part comme vous l'avez ordonné pour la Prusse; ses instructions sont celles que vous auriez dictées, il monte après-demain en voiture.

La réponse à l'office de l'Empereur est très positive, il faut de lui une explication qui finisse tout, car nous n'avons pas le temps de faire des discus-

sions grammaticales sur le mot rassemblement. Si l'Empereur tergiverse, nous tenons le traité de 56^ comme rompu. Ce n'est pas là tout; j'ai extrêmement insisté sur ce qu'il fallait envoyer en Angleterre. J'ai beaucoup dit que cela était bon même pour avoir une meilleure réponse de l'Empereur ; tout cela est convenu. J'ai proposé vous avec une mission secrète,, qui fût peu de choses aux premières ouvertures,, mais qui annonçât des arrière-pensées. Vous avez été proposé ; — à cela on a répondu : s'il n'y avait pas de guerre à la bonne heure, mais nous avons trop peu d'officiers sûrs, etc., etc., etc. J'ai insisté en disant que vous ne commandiez pas une armée. La réponse a toujours été : M. de Rochambeau n'irait pas tout seul, M. de Biron va être lieutenant-général, il sera très activement employé, etc., etc., et puis enfin on est arrivé à la raison du cœur : Un ami de M. le duc d'Orléans ferait mauvais effet dans lemoment actuel; les royahstes en seraient effai^ouchés. On sait bien que M. de Biron n'est capable que de choses nobles ; mais il ne faut pas donner de l'inquiétude à tous les nouveaux royalistes, etc.. etc.. Voilà ce qu'ont beaucoup dit, mais cependant très bas, tous les partisans des Autrichiens et le nombre en est assez grand à Paris. Après huit jours de pourparlers, on est revenu à moi et Ton m'a dit: pourquoi n'iriez-vous pas en Angleterre ? parce que je ne suis pas à cela, à une énorme distance, aussi bon que M. de Biron, qu'il faut nommer.

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Aprôs mille choses dont je vous épargne l'ennui, M. de Lessart m'a proposé catégoriquement d'aller en Angleterre et m'a dit: c'est précisément parce ([u'il est extraordinaire que vous alliez en Angleterre que vous y êtes bon; on jugera à Vienne et à Berlin que nous avons véritablement l'intention de faire quelque chose. Je lui ai dit que je lui répondrais aujourd'hui et ma réponse sera que j'accepte. Vous remarquerez que tout cela est secret, et le restera. Alors j'irai à Valenciennes vous voir et je vous demanderai pourquoi pendant une des tergiversations de M. Rochambeau, vous ne feriez pas une visite de quatre jours à M"^° de Coigny (1), — cela me ferait grand bien. — Narbonne arrive ce soir ou demain matin. Il me mande de Metz qu'à son retour vous serez lieutenant général, et qu'il vous enverra tout de suite à l'endroit que vous lui avez paru préférer. Je me figure que c'est Dunkerque dont il a voulu parler, mais il ne fait que l'indiquer dans sa lettre. La dépêche du Roi pour l'Empereur ne part que samedi, amsi vous verrez combien tout ceci doit être secret. Je me suis opposé à ce que Jarry retournât par la Flandre. Sa commission et ses liaisons avec La Marck sont fort en opposition. Je lui

l. La Comtesse de Coigny une des dernières maîtresses de Lauzun. C'est peut-être la seule femme pour laquelle il parait avoir eu autre chose qu'un caprice ])assagcr. Il en parle dans SCS mémoires sur un ton qui paraît sincère. Voyez Mémoires pp. 336 à la fin.

BiBltOTHECA

Oaaviens»»

ai dit d'aller droit par Worms(l). Adieu je vous écrirai demain. Je vous embrasse de tout mon cœur.

N'^ 20. — BiRON A M. DE Talleyrand.

A Valenciennes, le 7 Janvier 1792.

Je reçois votre lettre à l'instant, et je me presse d'y répondre avec une franchise qu'un autre que vous prendrait peut-être pour de Thumeur, mais à laquelle vous rendrez plus de justice. M. de Lessart vous trompe, c'est «vous trahit )è^ que je veux dire Je ne serai pas embarrassé de prouver autrement que par des conjectures, qu'il cherche des ennemis à la France pour armer toutes les puissances contre la Révolution ; il a reculé à vos bons conseils tant

1. Gela n'empêcha point M. de La Marck d'être immédiatement avisé du voyage Ségur-Jarry. Le 10 janvier, à 10 heures du soir, La Marck écrivait à Mercy-Argenteau : <•: On me confirme d'une manière certaine que les instructions qu'a reçues le comte de Ségur pour Berlin, sont exactement celles dont j'ai eu l'honneur de vojs donner connaissance à mon dernier voyage à Bruxelles... Le nouvel agent parti depuis deux jours est un nommé Jarry, né Français, mais qui a servi pendant -vingt ans en Prusse. Il a de l'esprit, des talents et une grande connaissance de la cour de Berlin. Cet homme sert à contrecœur dans le parti qui l'emploie et le seul besoin de ses appointements l'y retient. Je sais qu'il a voulu rejoindre les Princes à Coblentz; je l'en ai empêché en l'assurant que je parviendrais un jour à le faire servir aux Tuileries. Il vient de me donner son adresse h Berlin.» Correspondance de Mirabeau.

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qu'ils ont pu ôtrc utiles. La nomination de M. de Ségur a détruit tous les moyens et M. de Lessart s'est rendu à vos avis dès qu'il n'y a plus eu de succès à craindre. Vous savez d'ailleurs ce que je vous mande de M. Jarry ; il fera très exactement ce que lui dira M. de Lessart, c'est à lui seul qu'il appartiendra ; il a de l'esprit et connaît bien le pays, mais il n'inspirera pas de confiance et il sera déjoué par les gens même que j'aurais employés; mais tout cela est bien égal, car la première sottise faite, (M. de Ségur), pas un agent français ne réussira et il est impossible que M. de Lessart ne le sache pas.

Si nous ne sommes qu'en opposition avec l'Empereur, nous pourrons encore nous en tirer ; mais si la négociation n'a d'autre but que de lui donner le temps de prévenir une nouvelle révolution en Brabant et de nous environner de ses troupes, notre danger sera beaucoup plus grand.

Quant à l'Angleterre, M. de Lessart ne sait apparemment pas tout le bien qu'il fait en vous déterminant à y aller, vous n'en aurez d'idée vous-même qu'après y être resté quelque temps; ce n'est pas que vous n'ayez à y combattre de très fortes préventions; on y juge sévèrement le parti auquel on vous croit attaché et par lequel vous y êtes malheureusement le plus connu. On ne croit pas là au patriotisme ni à la sûreté de M. de Lafayette et de ses amis; on sait qu'il a fait par ambition le contraire de ce qu'il avait fait par ambition, et qu'il

comprometti'a sans balancer et ses amis et la sûreté publique pour arriver à deux chambres à quelque prix que ce soit sans se compromettre lui-même ; ces principes sont ceux de M . Pitt et du ministère anglais; mais l'opposition qui se renforce chaque jour, ne s'en défie pas plus que du ministère français. Je puis cependant vous répondre de quelques membres principaux de l'opposition, qui sur ma caution vous donneront toute leur confiance ; vous aurez bientôt celle de tout le monde, quand les premiers pas auront été bien faits, et quoiqu'il soit déjà tard je ne doute pas que vous n'ayez d'importants succès si vous n'êtes pas trahi d'une manière infâme. Je ne puis regretter cette commission, elle n'est pas acceptable avec l'opinion que j'ai du ministre des Affaires étrangères. Ma santé ne me permet guère d'ailleurs de m'occuper d'affaires. J'ai la jaunisse, la fièvre, je suis souffrant, j'ai besoin de me reposer et j'y suis déterminé. Je ne vous cache pas que je suis profondément indigné du ménagement criminel qu'a le ministère pour les nouveaux royalistes qui sont apparemment les nouveaux contre-révolutionnaires puisque de peur de leur déplaire, on n'ose donner aux bons citoyens que l'on connaît être irréprochables, les commissions importantes auxquelles on les croit propres. Si ce n'est pas cette raison, je dois croire, par une longue suite d'exemples, que M. de Lafayette qui règne maintenant très ostensiblement aux dépens de qui il appartiendra, ne l'a pas

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permis, et que rexécul.ion de sa volonté est la première de toutes les alTaires. Comme ce n'est pas ainsi que j'entends la liberté, je ne veux plus servir du tout, ni en France, ni en Corse jusqu'à ce que l'on puisse se dévouer à la constitution sans devenir suspect. J'enverrai donc à l'Assemblée nationale ma démission motivée, et je servirai volontaire dans une garde nationale quelconque, jusqu'à ce que je croie pouvoir avec honneur me retirer tout à fait. Ne croyez pas cependant que ma très juste indignation me fasse perdre un instant de vue la crainte de vous compromettre. J'attendrai avec patience le temps qu'il faudra pour que vous ne puissiez pas même être accusé d'avoir fait une indiscrétion. Je serai pour mille raisons charmé que vous passiez à Valenciennes ; en une conversation, je vous donnerai plus de moyens pour l'Angleterre qu'en vingt lettres ; il n'y a d'ailleurs rien que je ne donnasse pour causer deux heures avec vous. Adieu, je vous aime et je vous embrasse de tout mon cœur.

N' 21. — Walkiers a m. de Biron.

Paris, 5 Janvier 1792 (i*).

J'ai reçu avec grand plaisir votre lettre du 25 du mois dernier, pour réponse à ma lettre à M. de Béthune- •Charost ; il est arrivé lui-même hier au soir me la

donner. J'ai cru d'abord qu'il s'agissait d'hostilités, mais à mon grand étonnement, il est simplement venu me prier de ne pas le contrarier dans des desseins qui sont sans doute de faire une révolution aux Pays-Bas à son profit et à celui des prêtres et des nobles. Il n'a pas pu s'en défendre ; je l'ai renvoyé à une assemblée que nous allons avoir ici d'une grande partie de Liégeois et Brabançons, c'est-à-dire de ceux qui ont quelque influence. Les moyens de M. de Béthune et de ce qui est avec lui à Douai sont d'ailleurs insuffisants ; d'ailleurs je pense que nous ne devons agir tant aux Pays-Bas qu'au pays de Liège que pour autant que nous serons certains de la guerre entre la nation française et l'Empire ; sans cela une nouvelle insurrection n'aboutirait, à mon avis, qu'à river plus fortement nos chaînes ; nous serons bientôt éclaircis sur les desseins de l'Empereur ; s'il n'envoie pas plus de troupes que celles qui se trouvent aux Pays-Bas et dans le Brisgaw c'est qu'il ne veut rien faire.

AU yours for ever.

Si nous avons la guerre, je me suis tout décidé à la faire, et je profiterai de vos bons offices.

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N^ '2'2. — Xarijonne a M. de Tîiron.

A Paris, mardi 10 Janvier 1792.

Certainement, mon ami, je ferai pour Sheldon (1) tout ce qui me sera possible ; nous avons eu quel- (jiics difTérends à Strasbourg, mais ton nom a bientôt tout arrangé. J'apprends que tu as la jaunisse; pardi, je te crois bien avec l'ennuyeux métier que tu fais. Moi depuis mon arrivée, je ne quitte pas mon rapport, et je n'ai que le temps de te prier en grâce de te bien porter et de me commander.

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