Moniteur du 28 décembre
de l'escalier du Fer- à-Cheval, pour la recevoir. Enfin, quelques jours plus tard, le dimanche 4 juin, quand la duchesse d'Orléans fait son entrée dans Paris, il est à cheval aux côtés du roi, et il précède la voiture où se trouvent la reine et la jeune duchesse, et aux portières de laquelle s'avancent, à cheval également, le duc d'Orléans et le duc d'Aumale.
M"' de Girardin a vu le cortège :
« Voici la reine... Comme elle est bien mise! Cette capote bleue est ravissante! La princesse Hélène regarde de ce côté... Comme elle a Tair jeune! Son chapeau est très joli ; il est en paille de riz blanche avec un grand saule de marabout. Sa robe est très élégante; c'est une redingote de mousseline doublée de rose. »
Le prince assiste encore, naturellement, à cette splendide fête donnée par Louis-Philippe, le 10 juin 1837, dans le palais de Versailles, pour l'inauguration du musée, et il préside une des tables, — celle du salon de Mars, — du banquet qui fut servi à trois heures et demie de l'après-midi, à quinze cents invités, par deux mille maîtres d'hôtel et domestiques portant la livrée rouge de la maison d'Orléans. On retrouve encore le nom du duc de Nemours dans les comptes rendus, donnés par les journaux, de l'inauguration des chemins de fer de Saint- Cloud et de Saint-Germain. A propos de cette dernière, voici en quels termes le Journal des Débats exprimait son admiration pour l'invention encore récente :
« A deux heures et demie, la reine. M""* la duchesse d'Orléans, les jeunes princes et les jeunes princesses noontaient dans l'une de ces immenses et riches voitures, qui semblent marcher toutes seules sur ce chemin (^ui marche et qui les pousse. M. le duc d'Orléans et M. le duc d'Aumale prenaient place sur une des banquettes de l'impériale, à l'air libre, à côté de M. Chapeyron ; plus de cent cinquante personnes occupaient les berlines
fermées, les berlines ouvertes, les diligences, les wagons, etc. Toutes ces voitures tiennent Tune à l'autre par un lien de fer; mais, qu'elles avancent ou qu'elles reculent, qu'elles marchent, qu'elles s'arrêtent, le moindre choc est impossible. »