‹ Le duc de Nemours;Chapitre 31 sur 60 · L'assassin s'appelait Quénisset · texte numérisé non relu

L'assassin s'appelait Quénisset

ramenait brusquement la cour de Louis-Philippe, mais on crierait à Louis XIV ! »

La revue du 26 septembre 1841 constituait un véritable événement militaire. Le souvenir en a été perpétué par une très belle aquarelle d'Eugène Lami'. C'est que, ce jour-là, seize régiments s'ajoutaient à Tarmée de la France et recevaient leurs drapeaux. On avait craint une guerre en Orient. Le ministère et les Chambres s'étaient préoccupés de ce danger; ils avaient décidé d'augmenter les forces du pays, qui pouvait être obligé d'intervenir. Et, quand la décision avait été prise, c'était le duc de Nemours qui l'avait exécutée, lui qui, pendant des mois, avec le duc d'Orléans, avait travaillé à ces formations nouvelles, s'occupant de tout, depuis la nomination des officiers et le recrutement des hommes jusqu'aux détails dont aucun n'e^st infime dans une œuvre bien faite. On a encore, dessinés et coloriés par lui, tous les uniformes adoptés ou projetés, et les harnachements de ces nouveaux régiments. Il y eut un de ces uniformes, notamment, qui fut bientôt copié, en Espagne, pour le régiment de la Princesse (princesse des Asturies, plus tard la reine Isabelle) : l'uniforme du 8** hussards, pantalon et dolman bleus, pelisse blanche à fourrure noire. Le duc de Nemours l'avait emprunté, en le modernisant, à l'ancien régiment de Lauzun.

Il n'est pas sans intérêt de donner la liste de ces formations nouvelles, de leurs chefs et de leurs garnisons.

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