‹ Le duc de Nemours;Chapitre 48 sur 60 · La princesse de JoinvUle · texte numérisé non relu

La princesse de JoinvUle

pas. Elle ne se réveilla plus. Vers dix heures, la respiration se ralentit, la famille accourut, et elle nous prit les mains. L'abbé lut les prières des agonisants, lui donna Textrême-onction. Elle expira, je crois, vers dix heures quarante, sans un effort, sans un râle, sans une marque de souffrance. Étaient présents : Chica, Robert, Chiquita^ Marguerite, moi, les personnes de la maison sus-nommées, savoir : Dumas, les Chabannes, M""* de Finguerlin, Trognon, Tabbé Guelle, M"*" Bernard, M"* Muser, Depelchin. Meunier, M'** Doyen, Izod, Tabbé Vollot, prédicateur venu de Paris.

« Et maintenant nous restons privés de cette chère mère, sorte de divinité qui planait sur la famille et à laquelle se rattachent, quant à moi, tous les souvenirs de ma vie déjà longue. Que la volonté de Dieu soit faite.

« Arrivèrent successivement les Paris, la tante Salerne et Guise (bien gentil), les Aumale venant de Norton... puis les diverses personnes de la maison.

« Aujourd'hui 25, dimanche des Rameaux, nous est arrivé de Paris le bon Reille, puis, à quatre heures, la reine Victoria avec ses filles, Hélène et Louise. Cette excellente reine est toujours pleine de cœur, d'affection et de charité.

« Elle a voulu voir encore les traits de ma chère mère, étendue sur son lit, coiffée avec ses beaux cheveux gris, son bonnet de veuve, et revêtue de la robe avec laquelle elle avait quitté la France, robe qu'elle avait fait conserver, à dessein, pour cet usage. »

La reine Marie-Amélie disparue, ses enfants durent abandonner Claremont. La jouissance du château aurait même dû revenir à l'État dès le 10 décembre 1865, époque à laquelle était mort le roi des Belges, usufruitier du domaine en raison de son premier mariage. Un vote du

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