‹ Le duc de Persigny et les doctrines de l'empireChapitre 20 sur 54 · REPOUSSE AU LORD MAIRE · texte numérisé non relu

REPOUSSE AU LORD MAIRE

Je vous remercie, Milord maire, d'avoir proposé dans cette enceinte le toast qui vient d'être si chaleureusement accueilli.

Il y a trente-cinq ans que l'Empereur Napoléon I" exprimait le regret de n'avoir pu vaincre les préjugés des deux peuj)les et de n'avoir pu gagner l'amitié de l'Angleterre. « Que de grandes choses, s'écriait-il, nous » aurions pu faire ensemble ! »

Eh bien , Messieurs , ces grandes choses s'accomplissent aujourd'hui pour le bonheur et la sécurité du monde. Le tombeau de Napoléon a reçu la pieuse visite de votre illustre reine, et, sous un autre Napoléon qui a compris les véritables intérêts de son pavs, la France est devenue l'intime alliée de l'Angleterre.

Ce n'est pas tout. Notre alliance ne repose pas seulement sur des circonstances accidentelles , mais sur l'étroite union des intérêts des deux peuples, intérêts aujourd'hui tellement confondus que rien d'heureux ou de malheureux ne peut arriver chez l'un sans se reproduire chez l'autre ".

• Cf discours a été prononcé dans nn banquet donné à Londres, le 9 novembre 185.5, pour l'installation du nouveau lord maire. M. de Persiyny, à cette époque, représcTjtait la Frauee comme ambassadem-, et, pour la première fois, le lord maire avait porté uu toast à l'Empereur JNapoléon III.

2 Allusion à la guerre de Crimée.

Les deux nations sont, en un mot, solidaires en toutes choses. La prospérité de l'une assure la prospérité de l'autre.

Lorsque deux pays en sont arrivés là , leur alliance est h l'abri de toute espèce d'intrijjues : aucune puissance humaine ne peut plus les séparer.

Et quand ou pense que l'union de nos deux pays, l'un plus spécialement maritime, l'autre plus spécialement militaire , constitue la plus prande puissance qui ait jajiaais existé, nous pouvons attendre, dans la plus complète sécurité, l'issue de cette (guerre.

DISCOURS

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