‹ Le duc de RichelieuChapitre 19 sur 23 · er décembre · texte numérisé non relu

er décembre

Nous espérons que le plan de conduite, tracé dans ce petit ouvrage, ne sera point sans utiUté pour la jeune noblesse, et que les enfants infortunés des illustres et innocentes victimes de la Révolution, privés du bonheur de consulter ces excellents modèles, pourront du moins trouver dans cet écrit des conseils dignes de l'élévation de leurs sentiments, et puisés dans la sagesse et les vertus de leurs aïeux.

Les observations et la franchise de l'auteur lui obtiendront sans doute l'indulgence de ses lecteurs en faveur de ses bonnes intentions, n'ayant eu d'autre but que de faire connaître les écueils dangereux qui ont été si funestes à la noblesse, et de lui offrir les moyens de les éviter. Il a cru que le guide le plus sûr qu'il pût lui donner pour la conduire au bonheur était les principes rehgieux et l'esprit chevaleresque de ses ancêtres, et il a cherché à peindre d'une manière vraie les vertus de ce corps illustre, qui a donné dans tous les temps des preuves si éclatantes de son amour, de sa ftdéhté et de son dévouement pour ses souverains.

Ce fut en s'écartant trop des mœurs antiques des siècles clievaleres-

qiies et en ne respectant point assez leurs préjugés estimables, que la noblesse a perdu peu à peu sa dignité et sa considération, et qu'une révolution terrible qu'elle avait préparée, par sa légèreté et son imprudence, a fini par renverser la monarchie française.

Mais ce que le crime a détruit avec la force, la vertu peut le rétablir avec les mêmes moyens, et tout rentrera aussitôt dans l'ordre ou dans le néant.

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