SUR LES PORTS FRANCS A ODESSA ET A CAFFA
Développer les motifs qui doivent déterminer le gouvernement à accorder ces avantages à ces deux villes, d'abord sous le rapport de la santé, ensuite sous ceux du commerce qu'il faut encourager et attirer dans nos ports au moment, ou les relations commerciales vont prendre une fixité.
Citer les villes de la Méditerranée, où. les ports francs existent pour les mêmes raisons. Combattre les craintes qu'on pourrait avoir sur la contrebande, qu'on viendra difficilement faire à Odessa ou à Caffa, quand on peut la faire à Brody, contre la Russie qui n'est pas mieux défendue sous ce rapport, qu'elle ne peut l'être contre Odessa, déclaré franc, etc., etc.
2** SUE LE TEANSIT.
Faire sentir l'importance dans les circonstances actuelles de s'emparer de cette branche de commerce si utile, et dont Odessa peut conserver une grande partie, malgré la liberté des Mers. Spécifier les pays qui peuvent être approvisionnés par ici des marchandises du Levant, la Pologne, la Silésie, la Saxe, etc.; faire sentir la nécessité pour que le commerce puisse avoir lieu, que les objets qui passent de ces pays au Levant ne soient pas repoussés de la frontière, sous prétexte que l'usage est prohibé en Russie, car il s'agit de diminuer les frais autant qu'on le pourra et les voitures allant à Brody avec des marchandises du Levant seront d'autant moins chères qu'elles pourront en trouver d'autres à rapporter à Odessa, ce qui double les profits de transport, etc.. Lier ensuite le projet d'attirer à Odessa le commerce de Sniyrne au moins pour ce qui vient d'Anatohe, en le dirigeant vers Sinope ou Samsoun, ce qui ue peut avoir heu, si le transit n'est pas libre, tracer un aperçu des avantages qui en résulteraient pour la Russie, et des encouragements que le gouvernement devrait donner aux premières entreprises de ce genre.
3" SUB LE CABOTAGE DE LA MER d'azOV AVEC LA MEE NOIEE.
Faire sentir l'avantage de dévier à Cafta le commerce de Taganrog, avantages de santé en évitant tous les risques des marchandises mises à terre sur les côtes, risques contre lesquels les gardes mis à Kertch sur les bâtiments ne garantissent que très-imparfaitement, avantages de commerce puisque tous les frais de nolis, assurances, etc., resteraient entre les mains des nationaux, avantages de marine, puisque avec le temps ce cabotage fournirait une pépinière de matelots qui pourraient remplacer sur la flotte de la mer Noire une partie des hommes que le gouvernement y nourrit et entretient en pure perte, en temps de paix et même souvent en temps de guerre. Moyen d'atteindre ce but très-facile en prescrivant que tous les bâtiments venant des ports turcs seront astreints à faire quarantaine à Calfa ou à Kertch, comme on voudra le fixer, avant d'entrer dans la mer d'Azov, nombre des ports de cette mer plus que suffisant pour fournir à ce cabotage.