AFFAIRE DE LA RESTITUTION
qu'il a fait à chacune des éditions qui lui ont été
présentées.
Agréez . etc.
« Le Général Marquis de Saint-Simon , Pair de France. »
Le département des AflFaires Étrangères garda le silence sur cette déclaration. C'était en reconnaître la valeur. 11 aurait d'ailleurs ^ contrairement à ses us et coutumes, fait preuve d'une étrange imprudence s il avait tant soit peu réclamé à voix haute. Ne se serait-il pas frappé au cœur, s'il avait argumenté sur Timportance de l'expression pleine de portée dont avait usé M . le Pair de France , en se disant donataire de la totalité des Manuscrits du Duc son ascendant ? Contester la valeur réelle de cette expression si précise, c'eût été de sa part faire double aveu de Texistence de bien d'autres papiers du fameux Duc et de la retenue qu'il en faisait contre le vœu du Roi, au détriment de M. le marquis de Saint-Simon.
Le département préféra et silence et mystère. C'était de la politique.
AUTRE DÉPLACEMENT DES MANUSCRITS. 3o3
En i822j nouveau déplacement des bureaux du ministère des Affaires Étrangères et du Dépôt de ses papiers. Quittant les bâtiments de Thôtel de GalliflFet et de rhôtel de Maurepas , au faubourg Saint- Germain , au mois de juin ^ ils ftirent établis dans cette partie de la ville qui tendait depuis longtemps déjà à devenir le nouveau Paris , à l'un des points les plus fréquentés du boulevard, en Thôtel de Wagram, aujourd'hui détruit, dont l'emplacement embrassait l'espace compris entre la rue Neuve-des-Capucines et la rue Neuve-Saint- Augustin. Les Archives eurent, selon Tusage introduit par le duc de Choiseul, leur Hôtel séparé des Bureaux. Celui qu'elles occupèrent avait été Thôtel des anciens Lieutenants généraux de police, qui était contigu à Thôtel de l'ancien ministre d'État Bertin sous le règne de Louis XV, hôtel devenu celui de Wagram sous le premier Empire.
C'était, pour les Manuscrits de Saint-Simon comme pour les autres documents du Déf>ôt, la quatrième étape qu'ils faisaient depuis leur premier classement au Dépôt